CARRE | ENS
mie qui conduit sur la portion mobile antérieure de la langue. À
Par la voie sous-maxillaire latérale postérieure, on passe en arrière du digastrique et du stylo-hyoïdien que l’on sectionne généralement ; on fait une pharyngotomie latérale qui conduit sur la base de la langue.
L'opération, anatomiquement bien réglée, consiste après l'évidement des régions sous-maxillaires à inciser iransversalement le muscle hyo-glosse et le mylohyoïdien. Après section longitudinale de la muqueuse buccale, jusqu'à l'insertion vélo-palatine on attire par la brèthe cervicale à l’aide d’une pince de Museux la langue que l'on ampute suivant l'étendue des lésions.
Cette voie sus-hyoïdienne latérale a été utilisée trois fois dans nos observations (Obs. 70, 157, 189). Dans deux cas (obs. 70, 157), on a pratiqué une pharyngotomie ; dans l’un d'eux, pour une tumeur du bord gauche s’étendant loin en arrière vers la base ; dans l’autre pour une tumeur de la base et du versant pharyngé gauche du dos de la langue. Dans un autre cas, il s’est agi d'une buccotomie, (ablation par voie sous-maxillaire d’un noyau de récidive dans le plancher).
Les avantages de ces bucco-pharyngotomies sont certains en tant qu'interventions larges et anatomiques, permettant l’ablation en bloc de la tumeur par une voie d'’abord idéale. Mais c’est une opération grave. Le danger des cellulites cervicales diffuses consécutives, les fistulisations interminables, les suites rendues inquétantes par les complications pulmonaires ou la cachexie, expliquent qu'elles soient rarement employées aujourd'hui. Nous en avons 3 observations ; mais depuis 5 ou 6 ans, M. Bé- RARD n'a Jamais eu recours à celte méthode.
SA COUER