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LA VOIE TRANSMAXILLAIRE LATÉRALE

Elle permet un large abord des tumeurs de la base et de celles qui se latéralisent dans le sillon alvéolo-lingual et se fixent à la face interne de la branche horizontale du maxillaire inférieur. à

Pour se débarrasser du « mur » on peut avoir recours à de nombreuses méthodes :

L'hémi-résection partielle permanente ou temporaire. (Polaillon, Bæœckel) :

La section para-angulaire avec l'écartement des deux fragments, (Orlow, Duret).

SÉBILEAU préconise la section symphysaire de l'os combinée à la section du mylo-hyoïdien qui permet l’élévation de l'hémi-machoire et les manœuvres opératoires sur l’isthme du pharvnx.

J. L. Faure, VaLrAs, pratiquent l’hémi-réseclion du mazxtillaire inférieur.

VaLLas (1), en 1907, donne une belle statistique de 12 guérisons sur 19 cas après hémi-résection du maxillaire inférieur.

Fidèle au principe qu'il faut ici ou ne rien faire du tout ou bien faire le nécessaire, M. BÉRARD présente dans sa statistique 4 hémi-résections du maxillaire inférieur (Obs. 12, 124, 150, 156). Un de ces malades a été opéré en 1930 et les 3 autres en 1925.

(1) VALLAS. — 19 pharyngectomies pour cancers oro-pharyngés. Soc. de chir. de Paris, Bull. et Mém., t. 32, n° 40, 1% janv. vier 1907, p. 1140.

ET

Dans l'observation 12, il s'agissait d’une tumeur du sillon glosso-maxillaire ayant envahi la gencive et le bord gauche de la langue.

L'observation 124 a trait à un néoplasme méso-marginal gauche avec envahissement du plancher.

L'observation 150 concerne une tumeur de la portion méso-marginale avec infiltration de toute la région amygdalienne et adhérences au maxillaire inférieur.

Le malade de l'observation 156 avait une tumeur ulcéreuse de la base.

Tous ces malades dont nous indiquerons, dans un chapitre ultérieur, les suites opératoires désastreuses ont subi une intervention identique : curage ganglionnaire homo-latéral, section osseuse à deux traits, l'un sur la symphyse, le second sur la branche montante du maxillaire plus ou moins haut au-dessus de la portion angulaire, ouverture de la muqueuse gingivo-labiale, ablation de la lésion, suture de la muqueuse du plancher et du bas de la langue à la muqueuse de la joue et de la lèvre.

Nous ne saurions trop répéter en terminant ce que nous avons dit au début de cette étude. Les opérations purement chirurgicales avec grand délabrement osseux et ouverture des cavités buccales et pharvngées sont effrovablement graves. Varras, MoREsTN ont pu montrer des malades survivants au bout de 4 ou 5 ans. C'est un fait exceptionnel et toutes les statistiques s'accordent à donner à ces interventions une mortalité immédiate de 10 à 50 %.

Logiques dans leur but, qui était l’exérèse en bloc des lésions, plancher buccal y compris et une cicatrisation facile de la plaie par affaissement, elles étaient justifiées comme la seule thérapeutique possible à l'ère chirurgicale pure.

A l'heure actuelle, il semble que le traitement du cancer de la langue ne doive plus être compris ainsi. On

possède d’autres moyens thérapeutiques. Les indications du traitement sanglant par voie transmaxillaire ou sushyoïdienne sont devenues forcément exceptionnelles.

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