‹ Traitement actuel du cancer de la langueChapitre 43 sur 247 · MODIFICATIONS DE TECHNIQUE · texte numérisé non relu

MODIFICATIONS DE TECHNIQUE

Dans les cas ordinaires l'opération largement étendue et ainsi conduite est suffisante. On n'aura pas hésité à sacrifier le sterno-cléido-mastoïdien et la jugulaire interne d’un côté et par conséquent on n'aura pas cherché

ON Re

à conserver le spinal. L'excision du sterno-cléido-masloïdien, même lorsqu'elle est bilatérale ne gêne en rien ultérieurement la statique de la tête et du cou.

Il est malheureusement des cas, où l'intervention ne peut être conduite aussi schématiquement par suite du volume des adénopathies et de leur adhérence aux organes environnants. ?

En cas d'adénopathie des chaines jugulaires.adhérentes lorsqu'on se trouve en présence d’un bloc cancéreux occupant toute une moitié du cou, on peut être amené à réséquer le pneumogastrique, l'artère carotide primitive, beaucoup plus rarement le sympathique.

Dans deux cas nous avons dû pratiquer la section de la carotide primitive et du pneumogastrique englobés dans la tumeur, sans accident.

1° Quels sont les désordres engendrés par la section opératoire du X chez l’homme.

Les manifestations cardio-vasculaires sont mal connues, consistent surtout en une brusque accélération, à 130 pulsations. Les troubles respiratoires sont plus nets, plus faciles à mettre en évidence.

En dehors de la paralysie récurrentielle, c’est la pneumonie du vague généralement du poumon homologue, pneumonie à déclanchement assez rapide, difficile à distinguer cliniquement d’une pneumonie banale post-opératoire.

Quant aux complications digestives après section du vague, elles sont rares ou à peine signalées.

De ceci il aut donc retenir que la vagotomie unilatérale est possible. Comme le déclaraient MM. Bérarp et CHaLIER en 1912 le chirurgien au cours d’une interven- Hon cervicale ne doit pas être hvpnotisé par le pneumogastrique. La section ou la résection franche de ce neri ne sont pas dangereuses ; il sera préférable d'y recourir dans les cas d'adhérences ou d’envahissements néo-

PRES Ps

plasiques, plutôt que de tenter de libérer le nerf en risquant de l'irriter ou de prolonger outre mesure une opération déjà longue et schockante. On s’abstiendra dans tous les cas, même s’il se produit une hémorragie abondante de pincer et de lier à l'aveuglette dans la crainte de saisir ainsi le nerf et de produire une syncope réflexe qui pourrait être très grave. Dans les cas habituels, on sera averti d'une irritation légère du vague par une modification du rythme respiratoire et par des secousses de toux quinteuse qui devront rappeler le chirurgien à la prudence. U

En somme la résection du X, qui inspire encore des craintes à beaucoup de chirurgiens, semble passer inaperçue de l'organisme. Tel est le cas dans les deux observations que nous présentons (voir observations I et

Page 1