‹ Traitement actuel du cancer de la langueChapitre 45 sur 247 · GEM · texte numérisé non relu

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ce qui fait que très souvent l'artère semble absolument incluse dans la masse cancéreuse. Ce n’est souvent qu'une apparence. Par une dissection minutieuse, on peut l’extraire intacte de la gangue néoplasique. Mores- TIN, pour expliquer ce fait, pensait que l'artère tasse mécaniquement par ses battements le tissu qui l'entoure. Quoi qu'il en soit, dans certains cas heureusement assez rares, 1l est impossible de dégager la carotide primitive du tissu néoplasique. Tout tient véritablement. On est conduit à réséquer un segment plus ou moins étendu de l'artère.

Il est évident que ces cas sont des cas d'exception. La carotide devra toujours être ménagée le plus possible. Dans ces cas difficiles, il faut aller chercher le plan de clivage sur les parois latérales du pharynx qui n’est jamais envahi. On sectionne à la partie basse la carotide primitive, on relève en bloc en rasant le pharynx carotide et jugulaire qui ne sont pas fixés comme la carotide externe par une multitude de branches. On pincera ensuite la carotide externe et la carotide interne plus ou moims haut dans l'espace sous-parotidien postérieur. Dans deux cas (observations I et IT) nous avons dû réséquer la carotide primitive à la partie moyenne et les carotides interne et externe au-dessous du ventre postérieur du digastrique.

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