‹ Traitement actuel du cancer de la langueChapitre 97 sur 247 · III. — SÉRIE CHIRURGICALE · texte numérisé non relu

III. — SÉRIE CHIRURGICALE

Cinq malades (obs, 24, 103, 27, 73, 91), ont subi une intervention sanglante.

OBs. 24. — Pelvi-lingual. Pas de ganglions.

2/6/1924 : Collier 40 tubes de 6,8, 9 jours, MCD : 432.

Récidive en 1927, locale et ganglionnaire. Radio-nécrose du maxillaire inférieur.

En 1928, à Annecy, résection du maxillaire inférieur.

Décès peu de temps après.

O8s. 103. — Marginal antérieur gauche. Pas de ganglions. 7/8/1929 : 10 aiguilles; MCD: 12,2

18/8/1929 : Collier 82 tubes 100; MCD: 450.

20/3/1930: Récidive, excision de la lésion linguale. 18/5/1930 : Décès cause indéterminée.

OBs. 73. — Marginal antérieur gauche, ganglions sous-maxillaires gauches.

Curiethérapie linguale : 8 aiguilles.

Curage cervical bilatéral.

Récidive : 3 mois plus tard, locale et ganglionnaire.

1 traitement : Ablation large au contact de la jugulaire des adénopathies de récidive.

1 tube de 25 mm. dans la lésion, 48 heures.

Cependant la récidive s'étend et se creuse. Ligature de la carotide externe contre les hémorragies.

Radiothérapie : 16 séances, 32 h.

Radiothérapie : 8 séances, 18 h.

Echec.

Anesthésie générale, chloroforme. Ablation moitié gauche de la langue et du plancher. ‘Bon état, perdu de vue.

OBs. 27. — Pelvi-lingual droit, ganglions bilatéraux sousmaxillaires et carotidiens.

Curiethérapie par appareil moulé endo-buccal,

4 tubes de 100, 10 H, 12 jours, MCD : 48.

Récidive dans les 6 mois, locale et ganglionnaire. Curage sous-maxillaire et carotidien gauche, évidement des lésions nécrotiques du maxillaire.

Résultat trop récent.

OBs, 91. — Marginal antérieur. Pas de ganglions.

17/3/1923 : Ablation large, 4 aiguilles; MCD: 5,71.

2 ans plus tard, récidive locale.

Excision du nodule.

Nouvelle récidive 3 ans après la première excision cunéiforme large sous anesthésie locale de la lésion suspecte du bord latéral de la langue. Biopsie positive.

Revu guéri en 1931.

En somme, une guérison, trois amélioralions, un échec (mort opératoire).

Devant l'inelficacité totale de la curiethérapie ou de la rônigenthérapie dans le traitement des récidives linguales après cure radiumthérapique on est autorisé à conclure que le traitement chirurgical, surtout lorsqu'il est appliqué au début, apparaît comme la seule chance de salut. lei encore il ne faut pas désespérer. Les quelques bons résultats obtenus exigent qu'on pratique une surveillance attentive des malades, pour dépister la récidive dès son apparition.

LA GUÉRISON

Les chiffres de notre statistique nous indiquent que sur 69 malades traités in-situ par curiethérapie, 14 ont été guéris définitivement, soit 20,28 %.

Le pourcentage est faible, et sensiblement inférieur à celui que donnent les méthodes sanglantes.

Et encore, est-il nécessaire d'étudier d’un peu près et séparément les cas de guérison. L'observation 113 a trait à un malade dont le diagnostic histologique à révélé la nature bénigne du mal (adénolvymphangiome de la face dorsale de la langue). Trois malades guéris localement sont décédés ultérieurement d'extension ganglionnaire (obs. 79, 175, 192). On ne saurait trop insister sur la fréquence de la récidive ganglionnaire qui abaisse sensiblement le taux de la guérison. Nous l’étudierons en détail dans un chapitre ultérieur.

Quatre malades guéris complètement depuis un temps variable sont décédés de complications pulmonaires ou autres (obs. 7, 191, 201, 176). Il ne reste donc que six malades indemnes de toute récidive locale ou ganglionnaire.

Deux sont guéris depuis un an (obs. 102, 104) ; Un depuis anse rer (obs. 209) ; Un depuis ADS SEMI (obs. 152) ; Deux enfin depuis neuf ans (obs. 91, 105).

Nous devons ajouter que ces résultats sont des résullats globaux où entrent en ligne tous les éléments délavorables à l'établissement d'une bonne statistique. Nous n'avons pas séparé les malades opérables de ceux qui élaient à la limite de l'opérabilité ou inopérables. Nous avons tenu compte des décès de cause accidentelle, et des malades perdus de vue après un temps variable.

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