C. — Insuffisance du droit interne gauche
impossible de fusionner les deux points noirs ; le réflexe rétinien est par conséquent supprimé. Si les deux points situés l'un au-dessus de l'autre demeurent sur une môme ligne verticale, c'est que, pour les voir nf;ts, le réflexe d'accommodation a suffi chez lui à déterminer un réflexe proportionnel de convergence.
LE TRAITEMENT ADJUVANT DU STRABISME
Mais nous avons dit que cette relation entre la convergence et l'accommodation n'était pas toujours absolue; aussi très souvent le point supérieur ne sera plus vu sur la même ligne verticale que le point inférieur. Sa position à droite ou à gauche de la ligne médiane devra faire penser alors à un excès ou à une insuffisance de convergence, donnant lieu dans le premier cas à un strabisme convergent et dans le second à un strabisme divergent (Fig. 40, B et C).
En réalité, dans ces cas où le réflexe de convergence lié à l'accommodation est insuffisant, le point noir devrait toujours être vu double comme tout à l'heure, le retrait du prisme n'ayant d'autre efl'et que de supprimer le déplacement de l'image en haut, mais n'agissant pas sur le déplacement latéral . Ces points devraient alors apparaître placés côte à côte sur une même ligue horizontale. Mais ici intervient alors le réflexe rétinien de convergence qui suffît à fusionner les deux points en un seul. Cette expérience est donc très concluante et montre bien l'importance plus grande du réflexe rétinien de convergence sur le réflexe de convergence lié à l'accommodation. Elle permet en même temps de déceler l'existence d'un strabisme qui pourra toujours rester latent tant que le réflexe rétinien de convergence n'aura pas été altéré.
De tout ceci nous pouvons retenir que la vision l)inoculaire est la faculté de fusionner en une seule les deux images fournies par chacun des yeux. Ce fusionnement se fait grâce cà la convergence, à laquelle sont préposés deux réflexes : le réflexe de convergence lié à
STnABlSMIî ESSK-NTfKL KT VISION UINOCULAIRE
raci-omiuodatiou et le réflexe rétinien de convergence, <?e dernier le plus important.
Tksts dk vision binoculaire. — Parmi les nombreux procédés actuellement employés, pour rechercher l'état de la vision binoculaire, nous n'en retiendrons que trois, les deux premiers ne nécessitant aucune instrumentation spéciale.
rt , Pendant que les deux yeux fixent un objet placé cà environ 30 centimètres, on interpose devant l'un d'eux un petit écran ou plus simplement la main. L'œil caché doit rester dirigé vers l'objet. Si en efl'et on enlève l'écran, il ne doit exécuter aucun niouvement de redressement.
b) Si, pendant la lecture, la tête étant complètement immobile, on interpose entre les deux yeux et le livre une règle à peu près à égale distance et sur la ligne médiane, la lecture ne doit pas être interrompue. Il est facile de comprendre le mécanisme de cette expérience en la répétant soi-même. L'interposition de la règle a pour effet de cacher pour chacun des yeux une surface correspondant à la projection de la règle. La surface cachée pour l'œil droit ne l'est pas pour IV/iil gauche et réciproquement, ainsi qu'on peut s'en assurer enfermant alternativement l'un ou l'autre œil. Lorsque la vision binoculaire existe, la lecture n'est aucunement troublée. Dans le cas contraire il y a des interruptions, mais toujours selon une ligne verticale.
c, Lnfin, le meilleur appareil pour rechercher l'état de la vision binoculaire est le diploscope de Héiuy qu'il nous reste maintenant à étudier.