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Fig. .3. — Angle métrique.
distance moyenne de la vision distincte pour le travail de près, l'effort d'accommodation développé par l'œil normal est de 4 dioptries (1).
'I On sait f^ne la dioptru; est l'unité de mesure actuellement adoptée: elle représente une lentille ayant son fiiyer à 1 irijtre. L'ne lentille de 2 dioptries, c'est-à-dire une lentille deux l'ois plus forte, aura son foyi:r à 'M) centimètres, et une lentille de \ dioptr ies à 2:j ceiilirnfetres.
LE TRAITEMENT ADJUVANT DU STn.lBISMIi;
Mais il existe, nous l'avons dit, un rapport iutime entre la convergence et Taccommodation : tandis que l'œil normal qui regarde un objet situé au loin ou à l'infini, ne met pas en jeu son accommodation et que ses axes visuels restent presque parallèles, à mesure que l'objet se rapproche et que le sujet accommode il converge d'une quantité correspondante.
Il est en effet obligé de diriger toujours ses axes oculaires vers l'objet qui se rapproche ; sans cela les images se formeraient en des points non identiques de ses rétines et il y aurait de la diplopie.
Pour un objet situé à un mètre, l'efïort d'accommodation est d'une dioptrie, et, de même, le degré de convergence est d'un angle métrique (fig. 3) : sous le terme d'angle métrique, ou désigne l'angle de convergence nécessaire pour fixer un objet situé à un mètre de distance. Si donc l'objet est placé à 50 centimètres, la fixation de cet objet nécessitera une accommodation de deux dioptries et une convergence de deux angles métriques ; à 25 centimètres, l'accommodation sera de 4 dioptries et la convergence de 4 angles métriques.
Le sujet est-il hypermétrope, l'équilibre est rompu et il n'y a plus concoïdance entre ces deux facteurs : convergence et accommodation. L'hypermétrope en effet est un œil trop court, aplati suivant son diamètre antéro-postérieur (fig. 4). Aussi les images ont tendance à se faire en arrière delà rétine et l'hypermétrope accommode pour la vision éloignée. Soit un hypermétrope de 4 dioptries : il accommodera de 4 dioptries pour la vision des objets éloignés et de 8 dioptries (4-)- 4) pour celle des objets rapprochés à 25 centimètres. En
NOTIONS GÉNÉHALES
vertu du rapport existant entre la convergence et l'accommodaiion, il aura tendance à converg er également de S angles métriques, alors que le degré de conver-
Fig. 4. — Œil hyperniétroijc.
g-ence exigé pour la vision d'un objet situé à 25 centimètres n'est que de 4 angles métriques. En d'autres termes, l'hypermétrope, accommodant davantage, a tendance à converger davantage, très en avant du point fixé. Aussi, afin de permettre à l'un des deux yeux de se diriger vers ce point, il reporte sur l'autre, le plus hypermétrope en général, tout l'effort de converg-ence, et cet œil se dévie en dedans : c'est le strabisme conversrent.
Fig. î). — Œil myope.
i. Myopie. — L'œil myope au contraire est un œil trop long ; le globe est allongé suivant son diamètre antéropostérieur (fig. 5). Les rayons parallèles viennent donc converger en avant de la rétine, et d'autant plus
LE TRAITEMENT ADJUVANT DU STRABISME
-en avant que la myopie est plus forte ; si bien que le myope voit mal de loin, et d'autant plus mal que la myopie est plus accusée. Mais à mesure xjue l'objet se rapproche, l'image se reporte sur la rétine, et le myope, pour voir de près, contrairement à l'œil emmétrope, ine doit pas accommoder. Un myope de A dioptries, par exemple, ne verra nettement à 25 centimètres qu'à la condition de ne pas accommoder. Mais il lui faut nécessairement converger de 4 angles métriques, s'il veut avoir une image nette binoculaire et que ■<:elle-ci vienne se former en des points symétriques
Fig. 6. — OEil astigmate.
(Dans cet exemple le méridien horizontal est myope, tandis que le méridien vertical est emmétrope.)
-des deux rétines. Or, il n'y est nullement sollicité, car le point de départ de la convergence est dans l'accommodation. N'accommodant pas, ses yeux n'auront aucune tendance à converger et resteront parallèles. Si donc il fixe avec l'un des deux yeux, l'autre se ■dévie naturellement en dehors : c'est le strabisme" divergent.
Y- Astigmatisme. — L'œil astigmate n'a pas la même réfraction dans tous les méridiens : l'un des méridiens -est plus réfringent que l'autre (fig. 6). Aussi, l'image