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CHAPITRE XI

Emploi du stéréoscope dans le traitement du strabisme.

Nous avons indiqué dans les deux chapitres précédents la conduite à suivre dans le traitement orthoptique du strabisme, convergent et divergent, et les indications respectives des différents appareils à employer, à l'exception du stéréoscope. Il nous a paiu préférable, en effet, en raison de l'importance de ce dernier instrument, d'étudier dans un chapitre spécial son emploi dans le traitement du strabisme convergent et du strabisme divergent.

Sans doute le diploscope de Rémy, qu'on tend à lui substituer de plus en plus aujourd'hui, et avec raison, peut suffire à presque tous les besoins. Et cependant, le stéréoscope, exclusivement employé autrefois, ne doit pas être complètement rejeté. Ses dimensions restreintes, son prix modique, le fait qu'il se trouve partout, la simplicité des expériences et leur application facile, même chez les illettrés et chez les enfants, en rendent l'emploi commode et à la portée de tous. Il développe la faculté de fusion et prépare aux autres exercices.

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242 LE 'inAIThMENT ADJUVANT DU STRADiSMU

Comme le diploscope, il trouve son indication tant pour le diagnostic des strabismes latents que pour les exercices orthoptiques dans les strabismes confirmés. On se servira de préférence du stéréoscope de Holmes, qu'on trouve facilement dans le commerce. Il nous paraît supérieur à tous les autres tant par sa simplicité que parce qu'il peimet d'approcher ou de reculer facilement les tests de vision en les faisant glisser sur la petite planchette horizontale qui les supporte.

j, — Strabismes latents.

A côté des strabismes confirmés, il peut exister, nous l'avons dit, des troubles latents de l'équilibre musculaire des yeux. Ils sont caractérisés par ce fait qu'ils n'existent qu'à l'état latent et ne se iTianifestent que lorsque les yeux ont besoin de converger d'un certain degré. Ces troubles latents sont encore désignés par les termes d'hétérophorie, par opposition à Vorthophorie, qui constitue l'état normal, lorsque les yeux convergent bien vers l'objet fixé. L'hétérophorie comprend ellemême deux variétés : Vésophorie, terme qui sert à désigner l'exagération de convergence, et Vexophone, qui correspond à l'état inverse, l'insuffisance de convergence.

Bien des causes peuvent détermmer cette dernière, mais elle est surtout fréquente chez les myopes, et reconnaît alors deux causes : mécanique et fonctionnelle. Par leur volume, les yeux des myopes sont un obstacle à la convergence ; d'autre part, les relations

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