‹ Traitement chirurgical de l'invagination intestinale chroniqueChapitre 13 sur 44 · M TRAITEMENT CHIRURGICAL · texte numérisé non relu

M TRAITEMENT CHIRURGICAL

degré de moindre acuité sans doute, mais il n'en est pas moins vrai qu'ils ont subsisté durant 6 mois.

Modifications de Deloee (r)

« Pour Delore, le procédé classique consiste dans la résection en masse de tout le seçment invaginé, y compris le boudin jnvaginé et la gaine. Il s'agit en résumé d'une entérectomie classique mais compliquée ici par la disposition spéciale du mésentère interposé entre les deux cylindres^ internes. Le méso forme au niveau du collier, une corde épaisse dont le pincement préalable est certainement plus difficile qu'à l'état normal. Bien plus, la rétraction du méso fixe, contre la paroi abdominale postérieure, les portions intestinales voisines du collier et l'opérateur éprouve de ce fait certaines difficultés lorsqu'il veiit mobiliser l'intestin et l'attirer au dehors, afin d^éviler des manœuvres intra-péritonéales prolongées. C'est à cette disposition du mésentère qu'il faut probablement attribuer le shock opératoire et la septicémie fréquents après ces résections tu masse. Il est bien difficile en effet au cours de cette résection faite en plein péritoine, d'éviter la moindre faute d'asepsie. Lors» même que toutes les précautions sont prises avec la plus grande minutie, on ne saurait disconvenir de la graviié de cette résection, souvent malaisée^ en raison de la profondeur ».

tf Persuadé que plus les manoeuvres sont simples, plus les chances de succès sontgrandes, nous avons modifié le manuel opératoire : Après l'incision de la gaine et la traction du boudin au dehors, nous saisissons la base du boudin dans une ou deux grandes pinces élastiques de Doyen selon le volume de la portion invaginée. Nous sectionnons alors le boudin à 2 cent. ' au-delù de^ pinces et l'enlevons aussitôt. En se débarrassant rapidement de ce paquet intestinal qui inocule les doigts des

I, Hmie di* flt/nécol. et Chir. abd.^ 1900, p. 65i,

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aides et les compresses, on gagne sûrement en asepsie. D'autre part rhémorragie est nulle et l'on voit exactement ce que Ton fait. Nous reconnaissons le mésentère et pratiquons sa ligature entre les deux cylindres du boudin.

Pour assurer encore mieux cette hémostase du mésentère, nous passons un fil en V qui traverse les deux cylindres en passant sur les deux faces du mésentère. En liant ce fil, on fixe non seulement les deux cylindres entre eux, mais on lie encore

toute la tranche du mésentère. \^^i

Conclusions, — En résumé le procédé de résection du boudin à travers une incision de la gaine est moins bien réglé, aussi " -j^

long y plus difficile que la résection pure et simple de l'anse invaginée avec entérorhaphie.

Comme ce procédé a cependant quelques rares indications, il nous paraît juste avec M. Lejars d'allier en éclectique les diverses modifications apportées au procédé type.

I® Inciser en long sur le bord opposé au mésentère la paroi engainante. La longueur de la fente doit être assez longue pour avoir un accès facile sur le boudin (quelques petites pinces de Kocher sur les deux lèvres pour les écarter).

2° Avec une pince droite ou courbe à mors élastiques, saisir le boudin en entier, et l'attirer en bas, l'invaginant davantage — se garder de l'attirer aif dehors, qu'il soit court ou long peu importe.

3** Couper alors franchement les 2/3 antérieurs du boudin près de la base au-dessus du collet primitif. On sectionne ainsi de la sorte les deux parois accolées et on ouvre la cavité centrale.

4* Pour réunir les tranches sectionnées trois points de suture, un en avant, deux latéraux.

5** Un fil postérieur passé de dedans en dehors, ramené avec l'aiguille derrière Tintussusceptum et le perforant à nouveau mais de dehors en dedans cette fois, va permettre de lier soli-

dément le mésentère en accolant les deux cylindres à leur partie postérieure (procédé absolument identique à celui que Ton emploie pour une ligature de Tutérine en appuyant la ligature).

6^ On excise alors le tiers postérieur du boudin.

f On mène un surget total réunissant les deux cylindres sectionnés circulairement.

8*^ On extrait le boudin invaginé, ou on le laisse en place.^

9^ Lorsque l'incision loilgitudinale de Tintussuscipiens est fermée à la Lembert, on place alors au niveau du point de jonction des deux bbutjs quelques poipts séro-séreux de soutien.

En procédant ainsi, on supprime la portion rétrécie, le collet et on évite peut-être le rétrécissement ultérieur possible.

Nous avons été cependant frappés de voir dans les excellentes figures qui complètent la description de M. Lejars, une disproportion considérable entre Tanse invaginée et Tinvaginante, la première paraissant plissée^ rétrécie.

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