‹ Traitement chirurgical de l'invagination intestinale chroniqueChapitre 20 sur 44 · II. — Linvagination est irréductible · texte numérisé non relu

II. — Linvagination est irréductible

Bien loin est le temps où Coupland et Hulke se trouvant en face d'une invagination irréductible du grêle, établissent un anus contre nature, sans q^i'ils puissent songer à une intervention plus radicale.

DE L*INVAGINAT10N INTESTINALE CHRONIQUE 4

En face d'une invagination irréductible il faut distinguer deux cas : l'invagination peut être ou non attirée au dehors.

i^ On peut amener V invagination au dehors. — La résection avec} entéro- anastomose latérale iso-péristaltique, et suture soignée du mésentère est la méthode de choix.

Nous ne pouvons plus comprendre actuellement la conduite de Lockwood (obs. 8) qui après résection fixe les deux bouts à la peau. Il fut ainsi fait dans l'observation 142.

Il nous semble qu'on doive mettre autant de temps pour fixer les deux bouts à la plaie que pour faire une entérorrhaphie circulaire ou une entéro-anastomose latérale.

Il faut à tout prix éviter F anus sur le grêle : En admettant même que les deux extrémités soient trop éloignées pour être rapprochées, leur fermeture, et l'entéro-anastomose iso-péristaltique entre les anses qui leur correspondent sera toujours possible.

La longueur de l'intestin invaginé à réséquer pourrait faire hésiter le chirurgien, actuellement les résections d'assez notables portions du grêle ne sont pas rares, même dans les cas d'invagination. Wallis résèque 90 centimètres avec un succès complet.

La ^suppression fonctionnelle d'une notable partie de l'intestin grêle entraîne des troubles graves. La meilleure preuve en est dans les anus établis sur la partie supérieure du grêle. Les opérés présentent une diarrhée rebelle. Ils rendent leurs aliments en partie non digérés et privés seulement d'une portion de leurs principes nutritifs, aussi ils se cachectisent très rapidement et meurent d'inatiition si on ne rétablit pas le cours normal des matières. Reste à savoir la quantité exacte de grêle qu'on peut soustraire à la circulation des aliments sans entraîner des troubles mortels.

En 1898, Senn a vu que chez le chien, et lé chat, si l'on supprimait la moitié du grêle, les animaux après unediarrhée rebelle, mouraient d'inanition. Si on se contentait de réséquer le tiers, les animaux survivaient; on les sacrifiait plus tard et on notait une hypertrophie compensatrice de la paroi Gemez 4

Page 1