chapitre de Tinvagination iléo-cœcale
Ici également il faut faire l'exclusion bilatérale avec abouchement à la peau des extrémités de l'anse exclue.
Cette conduite aurait été rationnelle dans le cas de Dalton où après avoir reconnu une invagination adhérente deTangle splénique due à une tumeur du colon on pratiqua un anus contre nature suivi de mort par perforation delà gaine. •
Nous ne craignons pas les redites en insistant à nouveau ici ^
sur les lésions de la gaine externe, de Tintussuscipiens.
Dans le cas de Dalton (obs. 122) existe une perforation du colon descendant siégeantjuste en regard de la tête de l'invagination (voir fig. 34).
Lehlbach (obs. i23) observe une petite perforation de TS iliaque un peu au-dessus du niveau de Tapex formé par le
colon transverse Mauclaire (obs. i36) voit se produire une perforation de rS iliaque dans sa tehtative de désinvag^ination du transverse invaginé.
Fig 34. — Invagination colo-colique par cancer. AB Collet.
C Cancer ulcéré.
G Ulcération de la gaine en regard de l'apex (Dalton).
II. — Les invaginations colo-colique sprocidentes à l'anus ou descendant dans ie rectum.
Il semble que grand nombre de chirurgiens donnent la préférence à l'extirpation par les voies naturelles (obs. 120, 121, 124, 125, 126, 1 32). Nos conclusions relatives aux invaginations iléo-CŒcales procidentes à Tanus, sont applicables ici en tous points.
Toute la conduite dépend de la situation du collet :
i® On peut l'atteindre par le rectum.
2** On ne peut pas Tatteindre.
Rarement en effet le collet descend aussi bas qu'on puisse l'atteindre par l'anus.
Les cas d^Auffret (résection de 80 ctm. par l'anus), de Mikulicz (obs. 121) (résection de 76 ctm.) sont exceptionnels.
Bien que le cas de Ludioff (obs. i32) opéré suivant la méthode de Mikulicz, sans qu*on ait atteint le collet, ait été suivi de succès, un fait de Krônlein rapporté par Zehnder (obs. 1 24) justifie les critiques que nous avons formulées sur le procédé de Mikulicz lorsqu'on ne peut atteindre la limite supérieure de rinvagination.
En face d'un prolapsus d'une invagination, Krônlein résèque le prolapsus, long de 8 ctm. sans pouvoir réduire. 6 jours après devant la persistance des symptômes d'invagination, i! fait la laparotomie pour tenter la désinvagination et par suite d'adhérences au collet^ il se contente de faire un anus* L'expulsion naturelle s'étant faite, il fit trois interventions pour fermer Tanus et guérit parfaitement la malade.
Est-il une preuve plus convaincante de la condamnation du procédé de Mikulicz dans ces conditions données.
.La résection à la Mikulicz même suivie de succès ne met pas à l'abri du rétrécissement : le fait de JuUiard (obs. îa6) permet de s'en convaincre.