‹ Traitement chirurgical de l'invagination intestinale chroniqueChapitre 7 sur 44 · O TRAITEMENT CHIRURGICAL · texte numérisé non relu

O TRAITEMENT CHIRURGICAL

en vue les cas aigus dit n'avoir pas parlé des cas chroniqlies,

. Hilton FaggeidÀi quelques réserves, mais néanmoins il reste d'accord avec Hutchinson puisque lui-même a mis également ces idées en pratique et opéré deux invaginations chroniques avec succès.

Plus tard, c'tsi James Paget, c'est ffoivard Marsh qui viennent à la tribune de la même Société défendre la gastrotomie non plus seulement dans les cas chroniques mais dans les cas aigus,

1873. Samuel Whitall (i) défend la gastrotomie dans Tiléus sans que son plaidoyer s'appliquât plus particulièrement à l'invagination.

1874, Askurst (2) fait un long plaidoyer en faveur de la gastrotomie. Rapportant tous les cas connus opérés jusqu'à cette époque, il fait suivre sa statistique d'une autre plus longue où il réunit toutes les interventions sanglantes pratiquées dans les cas d'iléus.

Bien que la mortalité fut dans sa statistique de 75 0/0 il conclut en disant que dans les cas exceptionnels où rien ne fait prévoir une guérison par grangrène, tous les moyens non sanglants ayant failli, le malade est exposé à succomber par suite d'épuisement et de douleurs prolongées.

En pareil cas, si l'âge et Tétat général ne sont pas une contre-indication, on peut avec juste raison penser à intervenir par une opération. Enfin lorsqu'on est décidé à opérer, la laparotomie devra être invariablement préférée à l'entérostomie ou à lacolotomie, opérations qui échouent quand il s'agit d'invagination.

liafinesque. En France, s'appuyant sur le beau succès que la giistrotomie donna à M. le Professeur Terrier au mois de décembre 1877 dans un cas de hernie ventrale étranglée, Rafinesque recherche tous les cas traités par la gastrotomie et

t. New-York MedicalJournal, août 1873.

a. American Journal of Médical Sciences, Î874, p. 48.

arrive aux mêmes conclusions que Sands (i) :^o opérations, i3 morts, 7 guérisons (mortalité 65 0/0).

Comme déjà semblent loin de nous, très loin même ses conclusions vieilles seulement de 26 ans. a Le traitement de Tinvagination intestinale chronique devra répondre à ces trois indications : soutenir les forces, apaiser les douleurs, réduire le déplacement. A la première s'appliqueront Thygiène alimentaire, Tusage des toniques et des stimulants, à la seconde répondra surtout l'emploi de la belladone, de Topium et de la glace, la troisième enfin sera remplie par la mise en œuvre de divers procédés ; malaxation de l'abdomen, cathétérisme du rectum, insufflations et injections forcées de liquide dans le gros intestin, manœuvres associées entre elles ou aidées par la position et Tanesthésie. Si ces divers moyens échouent, la gastrotomie exécutée d'une façon opportune restera la seule ressource. Cette opération est justifiée par la logique, parles résultats d'une opération similaire, Tovariotomie, enfin par la statistique des cas où elle a été employée. C'est d'ailleurs pour les malades à peu près la dernière chance de salut ».

M. Rafinesque lui-même nous a déclaré que ses conclusions primitives étaient plus concluantes encore en faveur de l'intervention, mais elles auraient été trop violemment combattues et des conclusions que nous avons rapportées, nous pouvons rapprocher le passage suivant « aussi presque tous ceux qui ont étudié le traitement de Tintussusceplion ont-ils admis avec plus ou moins de réserve la nécessité d'une opération dans des cas donnés ». La discussion ne porte donc plus sur la possibilité d'une de ces opérations, mais sur les indications de l'intervention chirurgicale et sur la méthode opératoire qu'elle doit choisir.

M. Pet/rot (1880) dans sa thèse d'agrégation parlant de Tinvâgination aiguë a pu dire que la laparotomie s'impose au même titre que la ligature d'une artère ouverte.

En 1882 alors que Godlee présentait à la Société clinique de

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