CHAPITRE V
Du Thyroido-Eréthisme
La Gazelte médicale de Paris, en 1892, s’exprimait ainsi, à propos d’une intéressante observation de M. le D' Mœuderfer, parue dans le Wiener medicin. Presse, nu &et {9 de la mème année :
& Un chirurgien de Vienne vient de publier un fait qui contraste avec ceux que nous connaissions jusqu'ici et relatif aux suites de la thyroïdectomie. Ge fait concerne un goitreux qui présentait les symptômes du myxœdème au moment où on l'opéra de son goitre et qui fut débarrassé de ces symptômes par l'opération. M. Nœuderfer eut soin de laisser en place un petit fragment de la moitié saine du corps thyroïde. Ce qui frappa plus particulièrement, ce fut le changement qui s’opéra immédiatement chez le malade, Dès le quatrième jour, sa figure, morose jusque là, avait pris une expression de gaîté ; il riait, il s’intéressait à ce qui se disait ou se faisait autour de lui. Bref tandis que jusque-là, il donnait l'impression d’un crétin, il était en passe de devenir un homme inteiligent et d'humeur gaie. La personne qui accompagnait