I. — Historique
Le premier, Schorkopf (1685) prétendit qu’on pouvait guérir, par l’extirpation de la poche, un kyste de l’ovaire. Hunter proposa de ponctionner le sac et de l’attirer au dehors par une ouverture de 2 pouces. Houston (1801), ayant fait une incision de 5 pouces au niveau d’une tumeur ovarienne qu’il ne pouvait vider par la ponction, attira le kyste au dehors et sutura la plaie ; la malade guérit et vécut encore 16 ans. Mac Dowel, du Kentucky, élève de John Bell d’Edimbourg, qui, sans avoir jamais tenté l’ovariotomie, professait le plus grand mépris pour tous les traitements palliatifs, fit le premier, de propos délibéré, l’ablation d’un kyste de l’ovaire (1809). Il obtint,dans sa pratique, 8 guérisons sur 13 opérations. Mac Dowel réduisit le pédicule. Nathan Smith (1822),W. L. Altee (1843) firent également l’ovariotomie^ et W. L. Altee commença en 1844 sa remarquable série d’opérations qui atteignit en 1871 le nombre de 246. C’est surtout à la suite des succès de Baker-Brown, de Spencer Wells (1838) et de Kœberlé (1864) que l’ovariotomie se vulgarisa en Europe. Péan prouva par ses succès (1868) que l’opération pouvait être faite à Paris.
Le traitement extra-péritonéal du pédicule fut d’abord assez généralement employé et se montra préférable, avant la vulgarisation de la méthode antiseptique, la suppuration de la ligature étant la cause la plus habituelle de- la péritonite post-opératoire. Les chirurgiens d’ailleurs avaient appliqué depuis 1521 le traitement extra-péritonéal du pédicule aux plaies de la rate et Viard et Ballonius (1581), Matthia Colberg (1678), O’Brien (1814) avaient obtenu ainsi la guérison de hernies traumatiques de la rate.