‹ Traitement chirurgical des affections inflammatoires & néoplasiques de l'utérus et de ses annexesChapitre 10 sur 15 · II. Originalité de notre procédé d'hystérectomie vaginale · texte numérisé non relu

II. Originalité de notre procédé d'hystérectomie vaginale

Notre procédé d'hystérectomie vaginale n'est-il, comme a semblé le. croire M. Segond, qu'une double copie du procédé de Miiller (section longitudinale) et du procédé de Péan (morcellement) t 11 n'en est rien, ot s'il a ptt4 régner dans l'esprit de M. Segond, au cours de la séance du Congrès dit! Uruxelles où il a pris à tâche de combattre l'originalité de ce procédé, quelqiM 1 incertitude, c'est que nous n'avions pu disposer d'un temps auriisant (0 minutes) pour eo développer les détails.

Alln d'éclaircir le 1°'' point, nous avons lu en entier les deux premien j mémoires de Miiller, et notamment le second, où l'auteur fait ressortir les \ avantages de t la section médiane de l'utérus dans l'hystércctomie vaginale, i

Môller s'exprime ainsi :

• S'il y a de la difflcullé à extraire l'utérus, on peut y obvier facilement en j ■divisant l'utérus renversé en. arrière, ou simplement attiré vers l'opérateur, en J deux moitiés symétriques, par une incision verticale. Cela fait, on peut extraire i facilement les deux moitiés de l'organe avec leur ligament respectif ot lier ' l'un comme l'autre avec la même facllilé. • (Eine Modification des Vaginal- ' total-Extirpation des Utérus; in Cent. /". Gijnœk.^ p. il3, i882.)

Oulre que nous ignorions en 1887 le mémoire asseï peu détaillé de Mûtler, il l est aisé de voir, en se reportant à la description de notre procédé, que notre

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manière de Taire est tout autre cl que noire seclJan de la paroi antérieure seule de i'utérus, sons hémostase préalable, diffère absolument de le ■ divi' vision de l'ulérua en deui moiliês symétriques ■, qui expose nolomment à la réduction momentanée dans le péritoine, au cours de l'hémostase définitive du l" ligament large, d'une moilié de l'uiérus ulcéré ou concéreui, c'est-à-dire à l'infection de la séi'euse. L'inutilité de la section totale do l'utérus et l'inconvénient grave que nous venons de signaler nous avaient frappé dès nos premières opérations. M. Quénu n'ayant tenté la section médiane de l'utérus qu'en 1861, c'est-à-dire i ans après nos premières communications à la Société médicale de Reims, et plusieurs mois après notre communication au S' Congrès Français de Chirurgie, nous protestons contre la dénomination de « Procédé-MiJIIer-Quénu >, donné par Segond au procédé de section médiane de l'utérus. Les détails du procédé de Quénu sont d'ailleurs assez vagues {B. et M. de la Saciét. de Ckir., 4 nov. 1891, p. 633 et suiv.), et nous ne saisissons pas bien pourquoi, n après avoir libéré le col, il place à l'étaiçe inférieur das ligaments larges, une pince courte et solide, pour lui .^nb^tinicr. (.Tiiisnii"!

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d'élre gêné par cet inslrumenl, une ligature de soie j>. Quénu coupe alors le I col, non pas lalêralement comme le tonl Péan el Segond, n mais sur la ligne i médiane, è mesure qu'il est décollé. * Plus tard, M. Iloulier {Ann. de Gynée., 1892, p. 338) déclare « qu'avec les deux modilica lions de M, Quénu;éoulonniére vaginale rélro-tUérine el hysléreclomie par section médiane, ïlJ emploie plus votonliers cette opération dans les cas de lésions des annexes. :

Nous comprenons peu l'enthousiasme de M. Routier pour un procédé aussll dérectueuxoûl'liysiêrectomie, loin d'être simplillée, semble compliquéecommeT à loisir par un mélange hybride de forcipressure el de ligatures.

Nous représentons, dans les deux gravures ci-jointes (Voir Fig. i2 et -431,1 d'oprès des photographies faites en 1887, nos trois premières pièces d'hyaté- \ rectomie vaginale. Ces planches témoignent que nous n'avonspas sensiblement ] changé depuis celle époque notre manière de faire.

Nous n'en pourrions pas dire autant de Péan, qui, en 1887, n'avait pas | encore réglé son manuel opératoire el était loin de Taire méthodiquement I dans tous les cas la section transversale el l'ablation du col qu'il a préconisées plus lard. Quelques cilalions en donneront la preuve.

En 1889 Secbeyron décrit ainsi, suivant Péan, le manuel opératoire de l'Iiyslérectomie :

l" Libération du col des ingénions vaginales ■ C'est le moment àe I

l'opéralion où les pinces hémostatiques sont le plus nécessaires, car, avant de | poursuivre l'opération, il Taul obtenirune liémo stase complète ■;

3" Section du col et de l'utérus jusqu'au niveau de lu tumeur;

3° Morcellement de la tumeur, suivi ou non de l'énuclésllon d'une de ses ! parties ;

i" Excision et suture des lèvres du col. (Cette excision n'est mentionnée que | dans le titre du paragraphe.)

Pour ce qui concenie l'hyslérectomie totale, Péan préconise (Secheyron, ISSfl, 1 et Clin., l. Vil, 1S90) le pincement prèvenlir des ligaments larges, tout d'abord I à leur base, aUn de n'en détacher latéralement l'utérus, et plus tard (Fig, 20, Secheyron) le pincement de leur partie supérieure au cours de la bascule de 4 l'utérus, dont l'extraction n'est Taile qu'à l'aide de la section totale de ces ' ligaments. Dans certains cas, le morcellement est indiqué ; il se fait, ajoute Secheyron, comme dans l'hystéroiomîe. Péan recommande encore le cautère et conseille « d'en avoir 3 ii sa disposition. •

Dans sa communication â l'Académie (Juill. 1800) (Butl.méd., p. 633), Péan ( recommande de nouveau le morcellement, mais néglige d'en donner le manuel I opératoire, que nous trouvons ainsi décrit pour la première fois d'une façon J méthodique dans un N» ultérieur {Bull, méd., p. 817) :

1° Abaissement cldissection du col;

2" Hémostase des ligaments larges au moyen de pinces ;

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