‹ Traitement chirurgical des affections inflammatoires & néoplasiques de l'utérus et de ses annexesChapitre 11 sur 15 · Ablation du col · texte numérisé non relu

Ablation du col

i" Incision bilatérale, morcellement et ablation du corps de l'utérus;

8° Hémostase du bord supérieur des ligaments larges ;

6' Excision do l'ulérus.

La description par lui-même du procédé de Péan le cède loulefois de beau-

1 OPÉRATIONS SDR l'DTÉRUS ET SES APJNEXËS,

p en clarté à l'exposé que nous en a donné si brillammenl, en ISOi, M. Se- !tnd, et c'est surtout â la lecture du mémoire de U. Segond que l'on recon- ^tm les divergences sans nombre qui existent entre les deux procédés en litige, ;ond mentionne différents temps (-4nn. de Gyn., mars 1891) ; <■ Abaissement du col, libération des insertions vaginales, et section bilagale, après application de pinces sur la partie inrérieure des ligsnncnts larges; P Résection des deui; valves ainsi obtenues ; I' Section bilatérale du corps, et évldemenl conoïde de l'utérus; .» Abaissement du fond de Tulérus et pincemect du bord supérieur des ftomenls larges;

|S° Section de la partie supérieure des ligaments et eitraclion de l'utérus. JS' Ablation des anneies, « si elles ne sont pas trop adhérenles, et cèdent à \ traction des pinces sous les yeux de l'opérateur ».

• Or, on a vu plus haut (p. B09 et suiv.) que notre procédé comprend au notraire les temps suivants i

[ i" Abaissement du col, saisi de chaque côté par une pince à griffes, qui y EBmeureflxéejusqu'àlQ fin de l'opération; section circulaire du vngin, ouvere du cul-de-sac de Douglas, et décollenncnt de la face postérieure de l'ulé- ËBs, s'il y a des adhérences pelviennes.

L 2° Refoulement de la vessie et des uretères avec Tindei droit; section longiludinale de la paroi antérieure du col, et ouverture, au premier ou au second ciseaux, du cul-de-sac pérltonéal antérieur, visible à la face antérieure e l'utérus.

[ 3° Abaissement progressif de la partie antérieure du corps utérin par des tfises successives, faites à l'aide de 4 pinces qui le saisissent de plus en plus ; on prend soin, après chaque prise, de prolonger la section de la pami ■ieurede l'organe, afin de faciliter son renversement au dehors. Si l'utérus est Mp Tolumineux, section en V de sa paroi antérieure, et extraction par morcelle- ^nt du V ainsi obtenu, qui peut cependant assez souvent être sorti en entier ■s de la vulve, grâce à des tractions latérales alternatives et bien combinées, E j" Le fond de l'organe est attiré au dehors, et à sa suite les annexes, dont les jjdltérences sont au liesoin détachées avec les doigts. On incise s'il y a lieu les 'ariennes ou tubaires, afin d'en diminuer le volume. « Application sur l'un des ligaments larges, le gauche d'iiabJtude, et au-desjtos des annexes, d'une pince à pression élastique, introduite presque verticament de haut en bas. Une pince plus grêle est placée au-dessous de la grande, 8 de sécurité, et le ligament est sectionné au-dessous d'elle. l-fi" Pincement définitif du S° ligament, au-dessus des annexes, et libération b l'utérus.

m A propos de r ablation des annexes, Segond, qa\su\t m tous points la pratique

1^ Péan, nous dit : a Quand l'utérus est en contact avec les collections purulen-

stau cours de l'ablation de cet organe qu'elles sontouvertes parletra-

||U des écarteurs.eirablaiion de l'utérus s'accomplit et se termine Qtifc ou même

s ouverture des culs-de-sac péritonéaux. Sinon il faut, après avoir enlevé

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Tutérus, aller à la recherche du pus. Quand les adhérences des poches sont solides, il faut savoir se contenter d'une ablation incomplète et de leur simple ouverture > . Et plus loin : < Il faut enlever autant que possible la totalité de l'organe, procéder par décollement juxta-utérin progressif, sans faire un temps spécial de l'ouverture des culs-de-sac péritonéaux ; se laisser guider à cet égard par la nature des lésions.... et, suivant les cas particuliers, se contenter de l'ablation de l'utérus, lorsque les collections péri-utérines peuvent être largement ouvertes, soit au cours de l'intervention, soit après l'extraction de l'organe ; enfin ne pratiquer l'ablation des annexes que lorsque cette ablation se fait aisément et sous les yeux de l'opérateur. »

Outre les longueurs et les incertitudes de l'opération, la nécessité où se trouve Segond, d'après la méthode de Péan (méthode si parfaite, nous disaitil à Bruxelles, qu'il est impossible d'en améliorer le moindre détail), d'avoir toute une série de pinces à anneaux dorés sur une face ou sur l'autre, afin de pouvoir les reconnaître, quand il s'agit de les enlever, témoigne à elle seule de l'infériorité de ce procédé. Nous pensons donc que, sans avoir besoin de faire remarquer à nouveau pour ce qui concerne Péan que nous n'avons pu imiter en d887 un procédé qui n'a été réglé dans ses grandes lignes qu'en 4890, les particularités les plus saillantes de notre procédé d'hystérectomie vaginale, telles que :

i° L'absence de toute hémostase préventive ;

2<> L'extraction de l'utérus à l'aide de la section longitudinale simple ou en V de sa paroi antérieure;

3° Notre méthode spéciale de forcipressure en masse des ligaments larges ; lui assureront cette originalité sans conteste, que M. Segond lui-même a bien voulu concéder à notre procédé d'hystérectomie totale par la laparotomie.

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