I. — La lésion broncho-pulmonaire
1° Lorsque le couteau de lanatomiste attaque le poumon malade par sa convexité et le sépare en deux feuillets. il ouvre des cavités de dimensions variables, aux parois blanchâtres et épaisses, à contenu purulent. Les connexions bronchiques de ces cavités n’apparaissent pas d’emblée. Aussi Laënnec conseille-t-il d'ouvrir les différentes branches de l'arbre bronchique, à partir de la bifurcation trachéale afin de ne rien laisser échapper.
CET ASPECT MACROSCOPIQUE varie suivant les cas, et, depus Andral et Cruveilher, il est classique de décrire trois types : cylindrique, ampullaire ou sacciforme, moniliforme. Bezançcon en 1935, Roubier en 1938, ont voulu isoler une forme cavitaire de dilatation des bronches : elle semble se rattacher plutôt à la maladie kystique du poumon.
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L’ÉTUDE HISTOLOGIQUE des lésions met en évidence l’aspect proliférant, végétant de la muqueuse (Favre) associé à une hypervascularisation intense (Hanot et Gilbert). La structure de la paroi bronchique est entièrement bouleversée. Il est impossible d’y retrouver les différentes couches, musculeuse, cartilagineuse ou fibreuse : il s’agit d’une vérilable dislocation, au sein de laquelle les glandes bronchiques revêtent un aspect adénomateux (Aumeunier).
Ces bouleversements semblent irréparables, définitifs.