LES RÉACTIONS PULMONAIRES PÉRIBRONCHIQUES
L'existence de dilatations bronchiques implique nécessairement la présence de réactions pulmonaires périphériques, de types divers, qui confèrent au lobe ou au poumon malade, un aspect très particulier.
a) ATÉLECTASIE : l’absence totale d'aération des alvéoles caractérise cet état du parenchyme pulmonaire, qui apparait très rapidement, à l’occasion de lobstruction d’un conduit bronchique. La structure histologique du tissu pulmonaire n’est pas altérée.
Le lobe atteint d’atélectasie est petit, violacé, ratatiné contre le médiastin et caché par les lobes sus-jacents qui ont subi une hypertrophie fonctionnelle compensatrice. Les anatomo-pathologistes anglais (Scott Pinchin et Morlock, Davidson et Lee Lander) ont soigneusement décrit cet aspect, à la faveur de nombreuses constatations opératoires. On le rencontre surtout chez l'enfant, et il caractérise les premiers stades de la maladie. Il accompagne les dilatations ampullaires, qui se groupent au sein d’un fissu dont elles interceptent l’aération. En revanche, les dilatations cylindriques favorisent la circulation de l’air : le {obe présente des dimensions normales, il n’est jamais atélectasié.
b) PNEUMONIE HYPERPLASIQUE. — Les anatomo-pathologistes de l'Ecole Lyonnaise appellent ainsi le bloc pulmo-