‹ Traitement Chirurgical des BronchiectasiesChapitre 40 sur 98 · III. — L'examen général · texte numérisé non relu

III. — L'examen général

a) l'analyse des urines, l’auscultation cardiaque, la prise de la tension artérielle, constituent le complément ordinaire de toute observation correcte : nous n’y reviendrons pas.

b) L’étude du sang mérite d’être complète :

— temps de saignement et de coagulation, utiles au chirurgien ; .

— lame de sang et recherche de la leucocytose ;

— sédimentation, toujours augmentée au cours dés états infectieux, mais sur laquelle nous ne possédons pas

encore assez de documents pour pouvoir en juger Ja valeur exacte ;

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— réactions sérologiques de la syphilis, que nous pratiquons systématiquement.

c) L’EXPLORATION SPIROMÉTRIQUE de l'appareil pulmonaire fournit au chirurgien des renseignements intéressants : elle permet d'évaluer dans quelle mesure les parties saines du poumon suppléent les régions malades. La «CAPACITÉ VITALE» doit être portée au dossier clinique de l’opéré. On répétera les mesures dans les suites opéraioires où, comme nous le verrons, son évolution constitue un excellent test pour juger la qualité du résultat obtenu.

d) Signalons, pour terminer, limportance de L'EXAMEN DES VOIES RESPIRATOIRES SUPÉRIEURES : vision directe, par ies techniques rhinologiques, ou radiographiques. De nombreuses publications ont attiré l'attention sur la fréquence des infections localisées au rhino-pharynx, et plus souvent encore aux sinus maxillaires ou frontaux. Ouvertes dans les voies aériennes, elles y entretiennent un état microbien chronique.

Hodge (1935) : 37 dilatations bronchiques, 75 *% d’infections sinusiennes ou rhino-pharyngées.

Farreil (1936) : 66 dilatations bronchiques, radiographies des sinus de la face :

21, 2 % normaux.

22, 5 % avec diminution de la clarté des sinus.

31, 7 % avec inflammation nette et présence de pus.

24, 2 % de pan-sinusites.

Ballon, Singtr: et Graham (1932) : 37 cas : 63 % d’atteintes sinusiennes.

Karthagener et Horlacher, puis Adams et Churchill ont décrit le syndrome d’inversion viscérale avec dilatation des bronches et sinusite, où les ectasies ne se manifestent qu’à la faveur de l'infection para-nasale.

On a cherché à établir des relations de cause à effet entre les deux foyers, rhino-paryngé et pulmonaire. L’opinion la plus logique accorde au premier la valeur d’une source microbienne qu’il convient de traiter énergique-

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ment. Les thérapeutiques à visées uniquement pulmonaires en tirent un bénéfice immédiat, et leur inefficacité n’a souvent pas d’autre cause qu’une sinusite chronique suppurée, méconnue.

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L'examen clinique d’un malade atteint de dilatation des bronches, franchira les étapes suivantes :

L'EXAMEN CLINIQUE PKOPREMENT DIT, qui réunira les renseignements généraux ordinaires et prendra soin d’établir une courbe soigneuse de l’expectoration.

UN EXAMEN RADIOLOGIQUE, avec et sans injection de lipiodol, où les films de profil prennent autant d'importance que les clichés de face.

LES EXAMENS DE LABORATOIRE. Formule bactériologique des crachats avec recherche minutieuse du bacille de Koch. Analyse sanguine complète (réactions sérologiques en particulier).

UN EXAMEN OTO-RHINO-LARYNGOLOGIQUE. Etude des voies respiratoires supérieures et exploration bronchoscopique, piemière étape d’un traitement endoscopique ultérieur.

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