IV. — La thoracoplastie
Tuffier attribue à Quincke la première intervention de ce genre pour dilatation des bronches. En France, MM. Bérard, Santy et Guilleminet la pratiquèrent deux fois. Mais Sauerbruch en Allemagne, Hedblom aux Etats-Unis. par l'importance de leurs statistiques, représentent les champions de la thoracoplastie dans les suppurations chroniques du poumon.
TECHNIQUF. —- Aux réseclions postérieures limitées de Sauerbruch les chirurgiens lyonnais substituèrent des ihoracectomies plus étendues, en longueur, mais surtout en hauteur. Santy et Guilleminet, montrent déjà en 1924 la nécessité de parvenir à sectionner en un seul temps les 11 premrères côtes. Hedblom, au contraire, est partisan de la technique en cinq temps, beaucoup moins dangereuse. à ses veux. Il parvient ainsi à réséquer la totalité des côtes, dans toute leur longueur.
AVANTAGES. — La thoracoplastie n’a pas à tenir compte des adhérences nleurales. Elle laisse la séreuse à l’abri de l'infection. Enfin, le collapsus qu’elle exerce permet le développement d’un processus de rétraction progresssive, favorable à la guérison des bronchiectasies. En outre, elle a permis d'obtenir des améliorations certaines :
Bérard, Santy et Guilleminet (1924) : une amélioration. obtenue plusieurs mois après l'opération et maintenue dix mois après.
Sauerbruch (1920)-: 13 améliorations sur 55 cas, où la thoracoplastie fut associée 17 fois à la pneumotomie ou à la ligature des vaisseaux lobaires. ;
Hedblom (1927) : 3 guérisons sur 24 cas.
Hedblom (1931) : 4 améliorations sur 8 cas.
Archibald (4927) : 1 amélioration sur 7 cas.
Ces résultats ne sont pas excellents et ne peuvent souffrir la comparaison avec l'importance et le nombre des
échecs.
INCONVÉNIENTS. — L’opération est grave, schockante et nécessite des temps multiples : Hedblom a perdu 10 malades sur 32 et Archibald 4 sur 7, dans les suites post-apératoires.
À la gravité du geste opératoire s'ajoutent les risques de dissémination de la suppuration, soit dans les lobes sains, soit dans lé poumon opposé (Roles et Todd). Les thoracopiasties pour tuberculose sont fréquemment sui-