‹ Traitement Chirurgical des BronchiectasiesChapitre 88 sur 98 · TT · texte numérisé non relu

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1 hémoptysie s’est reproduite. 1 mort de bacillose.

123 formes sévères (enfants et adultes) : 78 guérisons totales. 45 améliorations, parmi lesquelles lexpectoration la plus abondante ne dépasse pas 40 grammes par jour.

66 lobectomisés ont pu être lipiodolés :

22 arbres bronchiques normaux, parmi lesquels 10 malades crachent encore un peu (bronchite sans dilatation).

44 conservent quelques bronchiectasies : 42 dans la lingula ou le lobe moyen. 2 dans le lobe supérieur.

Parmi eux, 20 ne présentent aucun symptôme.

Si nous additionnons les chiffres de ces différents chirurgiens, en admettant que les premiers opérés de Roberts et de Tudor Edwards entrent dans la série de Lee Lander, nous aboutissons au total suivant :

245 malades revus. | 172 malades guéris, soit 70 pour cent environ. 73 malades améliorés, soit 30 pour cent environ.

La valeur des lobectomies pour Bronchiectasie apparaït ainsi dans tout son éclat. La guérison obtenue est totale et définitive. Les améliorations permettent au malade de reprendre une vie active, de travailler, de fonder un foyer: plusieurs des malades que nous avons vus, personnellement, à la consultation du Brompton Hospital, remplissaient des fonctions pénibles : manœuvres, employés au chemin de fer.

Overholt (1937), a mesuré la capacité vitale pré-opératoire, et l’a comparée à celle qu’il obtint à la suite d’une lobectomie bilatérale : elle passa, de 950 cc. à 1162 cc. Ce gain montre bien l’obstacle fonctionnel représenté par les lobes malades, et le soulagement éprouvé par lappareil pulmonaire lors de leur suppression.

Cependant, au hasard de nos recherches statistiques, nous découvrons un certain nombre de complications tar-

dives, susceptibles de grever les suites éloignées d’une morbidité que nous devons connaître :

__ Les fistules bronchiques. Nous avons signalé leur fréquence dans les suites immédiates. L'emploi des techniques actuelles en un ou deux temps les a fait disparaître dans les mois qui suivent. Elles se ferment spontanément, dans la plupart des cas : en 1936, parmi ses 114 lobectomies, Tudor Edwards n’en compte que deux ayant persisté et nécessité un traitement ultérieur. Les procédés décrits par Shenstone ou par Wangensteen permettent d’excellents résultats. Seules les fistules ouvertes dans de larges cavités d’empyème chronique, sont justiciables d’une thoracoplastie secondaire (voir notre observation n° 7, page 192).

— Les complications pulmonaires. Les poumons laissés en place peuvent être soumis à des infections banales, d’origine externe : pneumonies, broncho-pneumonies. Celtes-ci semblent revêtir un aspect plus grave, dans les mois qui suivent l’intervention. Roberts a ainsi perdu un malade d’une pneumonie grippale, un mois après la lobectomie. Evolution identique chez un opéré de Tudor Edwards, six mois après l’observation.

L'évolution narrée dans notre observation n° 9 (voir page 209), a attiré notre attention sur la tuberculose pulmonaire consécutive aux lobectomies : les chirurgiens iondoniens en ont rencontré 4 cas : 1 an, 2 ans, 3 ans et 4 ans après l'opération.

— Les abcès du cerveau. Nous avons déjà signalé la rareté de cette complication, et les auteurs qui la men- Honnent (voir page 207).

De cette étude, nous tirerons quelques conclusions :

-— Nécessité d’un bilan anatomique pré-opératoire complet. Tous les chirurgiens ont perfectionné au maximum leur technique d'injection lipiodolée. Celle-ci doit révéler l’état exact de la totalité de l'arbre bronchique : laisser passer des Bronchiectasies de la lingula ou du lobe moyen

expose à un résultat incomplet, à.une simple amélioration. D'ailleurs. les Anglais préconisent l’ablation systématique de la lingula, à gauche.

— L'examen bactériologique, la cuti-réaction chez l’enfant permettent d'éliminer le facteur tuberculeux, dont la présence représente une contre-indication absolue de l’exérèse.

— L'élément bronchitique qui intervient dans l’entretien de l’expectoration retentit sur la qualité du résultat : rappelons les dix malades de Lee Lander, qui continuent à cracher, sans image lipiodolée anormale. Rappelons aussi la jeune fille de notre observation n° 3 (voir page 161). Aussi, n'hésitons-nous pas à affirmer que les ectasies cylin-

driques ne constituent pas le domaine idéal de la lobec-

tomie : celle-ci supprime un foyer suppuré, mais elle ne suffit souvent pas à guérir l'infection qui siège dans la presque totalité de l’arbre bronchique, sans se révéler par un aspect radiologique spécial.

— La gymnastique respiratoire post-opératoire favorise la récupération fonctionnelle rapide des opérés. Elle augmente la capacité vitale : il serait intéressant de mesurer systématiquement celle-ci, afin d’en suivre l’évolution exacte, sur un grand nombre de cas, comme l’a fait Overholt.

2° Pneumonectomies totales

Reprenons les 14 exérèses totales dont nous avons noté la réussite :

C. HAIGHT : guérison parfaite, maintenue six mois après l'opération.

WiNDSBERG : guérison maintenue pendant 3 ans. Puis la malade succombe à une pneumonie grippale.

T. EpwaRps : 2 guérisons complètes.

ROBERTS : 1 guérison complète.

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