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ron de 18 mois à 3 ans après le début des lésions, l'état général du malade s’altère profondément; sa peau flasque prend une teine jaune-paille, caractéristique de la cachexie cancéreuse.
Les affections précancéreuses qui servent ordinairement de terrain d'éclosion aux cancers spino-cellulaires de la peau, sont au nombre de trois. Ce sont des variétés d'épithéliome papillaire corné ou des papillomes pré-épithéliomateux.
a) Une verrucosité, b) Une corné cutanée, c) L'’achrocordon.
Ces diverses productions prennent naissance sur une peau saine ou en dégénérescence sénile, el siègent surtout à la face, aux oreilles, sur le cou, les avantsbras, le dos des mains. Les marins, les chauffeurs, les charretiers, exposés aux intempéries, y sont plus particulièrement prédisposés.
a) La verrycosité est une production morbide, circulaire ou ovalaire, saillante, recouverte d'un enduit corné el entourée d’un bourrelet congestif. Ses dimensions varient d'une tête d’épingle à celles d'un haricot. Les verrucosités apparaissent en grand nombre sur la dystrophie arsenicale de la peau, sur les radiodermites chroniques professionnelles, sur le xerodérma pigmentosum.
- : b) La corne cutanée ou corne sénile est une verrucosité avec hyperkératose exubérante. C'est une production précancéreuse. Elle doit être différenciée de la. corne
juvénile qui est un nœvus hyperkéralosique el n'évolue pas en cancer.
c) « Sous la vieille dénomination d’acrochordon, on désigne des productions pédiculées, filformes, ou en battant de cloche, pouvant alleindre 1 cm. de long, terminées par un bouquet de verrucosilés où par une
corne minuscule. » (Darier.)
Analomie pathologique.
Les épithélionas spino-cellulaires sont des épithéliomas pavimenteux lobulés à globes cornés. épidermiques.
À un faible grossissement, on voit dans le derme, de nombreux bovaux formés de cellules qui rappellent à la Umite du issu conjonctif les cellules épithéliales.
Au sein de ces bovaux qui s'enfoncent dans la profondeur, apparaissent cértaines formations spéciales en bulbe d'oignon, ce sont les globes épidermiques, constitués par des lamelles concentriques de substance cornée. Certaines cellules contiennent des grains foncés ou grains d'éléidine, indiquant une transformation. cornée prochaine.
Que faut-il faire en présence d’un épithélioma spinocellulaire ? |
On évitera, 1° de se servir du thermocautère ou du galvanocautère, qui sont insuffisants à en assurer la destruction totale et certaine :
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2" D'avoir recours à certains grallages ou pansements antisepliques (nitrate d'argent), dont la pratique doit être déclarée illusoire el même nuisible :
3° D'employer les médications internes (arsenic, iode, mercure). Le traitement d'épreuve antisyphilitique constitue de même une thérapeutique inopérante el dangereuse, dans tout épithéliona spino-cellulaire, fütal naissant ;
4° De recourir aux applications de radium, de ravons X qui, malgré l'amélioration apparente des premiers mois, sont inactives el donnent un coup de fouet à la tumeur.
Ainsi donc, dès que le diagnostic d'épithéloma spino-cellulaire sera posé d’une facon formelle et confirmé, soit par les symptômes cliniques, soit par la biopsie et l'examen histologique, on excisera aussitôt toute la tumeur, dont les limites seront largement dépassées, en tissu sain, aussi bien en surface qu'en profondeur. Les ganglions seront enlevés.
On emploiera l'anesthésie locale ou générale. I] arrive souvent qu'un malade opérable au début, ne l'est plus après les différents traitements que nous avons éliminés plus haut. La néoformation a alors pris de l'extension, elle s'est indurée, elle a engorgé les ganglions.
Cet épithélioma spino-cellulaire, écrit Darier, est exclusivement justiciable de l'excision chirurgicale, qui doit être large et surtout aussi précoce que possible.