‹ Traitement Chirurgical Des Épithéliomas CutanésChapitre 25 sur 29 · Partie moyenne : cellules épithéliales groupées en · texte numérisé non relu

Partie moyenne : cellules épithéliales groupées en

aspect endocrinien.

Parlie. profonde : cellules à caractères schwammiens.

Nous nous arrêterons donc à la classification suivante

A} Nœvo-épithéliomes.

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a) Nœvo-épithéliomes monomorphes où Ton trouve des éléments soit langerhansiens, soil endocriniens ;

b) Nœvo-épithéliomes dimorphes où l’on trouve les deux éléments épithéliaux et langerhansiens.

B) Nœvo-sarcomes à cellules arrondies, fusiformes,

collagènes. :

Evolution — Transformation maligne.

Avant d'entrer dans l'énumération des symplômes qui permettent de faire craindre l’évolution maligne d'un nœvus, nous dirons que cette transformalion est plutôt exceptionnelle, que les porteurs de nœvus ne sont pas fatalement destinés à devenir des cancéreux.

C’est surtout à la face et aux pieds, régions du corps qui sont le siège d’irritations répétées, que nous aurons à constaler la transformation maligne des nœvi. Le: symptômes qui accusent sont les suivants

Extension, étalement, accroissement lent puis rapide du nœvus pigmentaire.

Turgescence. Bourrelet congestif, rosé.

Induration de la base.

Présence de taches mélaniques sur les téguments.

Engorgement des ganglions.

Envahissement viscéral.

Métastases — Mélanose généralisée.

Prurit — Douleur au palper.

« Je me déclare incapable, écrit Darier, de dire si tout nœvus qui offre Îles caractères que nous venons de rappeler est déjà malin et évoluera nécessairement en

nœævo-carcinome. J'ai vu l'extirpation chirurgicale à ce stade, tantôt suivie de succès complet, tantôt de récidive plus ou moins hâlive in situ ou à distance. »

Au début, le nœvus pigmentaire se transforme en une tache brunâtre ‘ou noire, de surface plane, bien limitée, puis s'ulcère en vaste cratère saignant au moindre contact. C'est alors que la transformation

maligne ne fait plus aucun doute.

Le traitement chirurgical n'a pas toujours eu et n'a pas encore de nos jours la faveur de tout le monde médical, surtout depuis les progrès relatiis aux rayons X, au radium et à l’électrolyse.

Lassar, le premier, abandonna le trailement chirurgical pour le traitement arsenical.

Boulay, écrit en 1888, à propos de la chirurgie appliquée aux tumeurs mélaniques : « De rares succès ont élé obtenues par une large extrpation. Mais à côté de ces faits, il est des résultats désastreux où l’intervention à élé non seulement inutile mais nuisible. La vie des malades a été cerlainement abrégée comme si un violent coup de fouet avait éte donné à l’affection. La question de curabilité des tumeurs malignes n'a pas fait de progrès, » |

Plusieurs conditions doivent être remplies pour qu'un nœvi-carcinome, traité chirurgicalement, ne soit pas suivi, après exérèse, de récidive ou de généralisation. Tous les noœvi-carcinomes ne sont pas Jjusticiables du traitement chirurgical. Seules les formes peu étendues,

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bien limitées, localisées, non infiltrantes, sans essaimement ganglionnaire seront indiquées. Les chances de suceès seront, encore, d'autant plus grandes que lon £e trouvera en présence d’une forme plus précoce, située à l'extrémité d’un membre, en un point où elle glisse facilement sur les plans profonds. L'opération sera large, les limites de l'infiltration seront très nettement dépassées.

Par contre, si la tumeur est volumineuse, si elle adhère à la profondeur, si lon a un envahissement ganglionnaire à distance (triangle de Scarpa, par exemple), l’ablation de la tumeur n’est pas à recommander, car la chirurgie devrait alors recourir à une véritable mutilation (amputation de membre dans certains cas).

Un nævo-carcinome pourra être enlevé chirurgicalement, même avec adénopathie, à condition que celle-ci soit localisée au niveau du territoire de la tumeur.

La seule contre-indication formelle du traitement chirurgical est la suivante : nodules cutanés, taches mélaniques à distance, métastases multiples, infiltralions des viscères. | 3

Il est, néanmoins, des cas où la chirurgie et l'électrolvse pourront agir de pair.

Ainsi, en présence d’un nœvo-carcimone, exubérant, l'intervention aura pour but de supprimer la masse exubérante. L'électrolyse achèvera la destruction dà cancer. (Observation XI.)

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