‹ Traitement chirurgical des kystes congénitaux du poumonChapitre 20 sur 61 · C. — KYSTES BRONCHIQUES MULTIPLES · texte numérisé non relu

C. — KYSTES BRONCHIQUES MULTIPLES

OBsERvATION V

Kystes bronchiques congénitaux des lobes moyen et inférieur droits. Lobectomies. — Guérison

Mie R... A... 18 ans, malade venant de l'hôpital héliomarin de Giens, pour abcès du poumon.

L'histoire de la maladie a débuté le 28 août 1939 par un syndrome pulmonaire à type pneumonique.

Le 8 septembre, importante vomique très fétide amenant une sédation des signes généraux et fonctionnels. Cependant,

pois

la température oscille autour de 380. L’expectoration quotidienne est d’un demi-crachoir.

Au début d'octobre, deuxième vomique.

Au début de novembre, vomique hémoptoïque.

L’expectoration restant inchangée entre les vomiques, on fait pratiquer à la malade un « postural drainage » qui ne l’améliore absolument pas.

A l'entrée dans le service, état général médiocre ; l’'expectoration est d’un demi-crachoir par jour.

L’auscultation pulmonaire révèle une condensation de la base du poumon droit. Après deux tentatives infructueuses de lipiodol, on pratique des tomographies qui montrent une condensation de la base du poumon droit d’interprétation difficile : s'agit-il d’un abcès du lobe moyen ou d’une pleurésie interlobaire ? :

Intervention le 20 avril 1940 (Professeur Sanxry, D' M. Bé- RARD).

Anesthésie locale. Résection de la IVe et de la Ve côte et de l’espace intercostal. On s’aperçoit que le poumon est mobile dans la plèvre et qu'il est rentré un peu d’air dans la cavité pleurale. Ponction exploratrice. Tamponnement avec une mèche. Fermeture de la paroi.

Suites opératoires. Elles sont troublées dans les jours qui suivront par un pneumothorax important accompagné d’un épanchement liquidien qui force plusieurs fois à des ponctions de liquide et à des aspirations d’air en même temps qu’on lutte contre l'infection du liquide pleural par des injections de Dagénan.

Dans les mois qui suivent, l’expectoration demeure abondante. La température oscille autour de 380, l’état

général ne se relève pas.

Intervention le 28 juillet 1940 (Professeur Sanry, Dr M. Bé- RARD).

Anesthésie locale après sédol. On prolonge sous le sein l’ancienne incision. On résèque le fragment sternal de la côte

Fic.

Frc,

Page 1