‹ Traitement chirurgical des kystes congénitaux du poumonChapitre 32 sur 61 · C. — LES KYSTES LIQUIDIENS · texte numérisé non relu

C. — LES KYSTES LIQUIDIENS

Plus encore que la maladie kystique congénitale du poumon et les kystes aériens, ces kystes liquides sont le plus souvent des découvertes d'examen.

Parfois cette découverte se fera à l’occasion d’une affection pulmonaire qui pourra conduire à radiographier ce malade jusque-là bien portant, ou bien ce sont des malades qui présenteront des douleurs thoraciques plus ou moins violentes. Parfois encore un malade fait des hémoptysies, sera radiographié et on découvrira à l’examen radiographique l’image radiologique typique.

Mais il est un fait caractéristique : ces kystes hquides pleins n’ont pas de communication avec les bronches, ils garderont ou paraissent conserver le liquide sans infection surajoutée, car l’infection par voie bronchique ne peut avoir lieu et l'infection par contiguité pulmonaire paraît beaucoup plus rare.

ScHENCK en a brossé un excellent tableau auquel il n’y à rien à ajouter : «© Un kyste liquide, solitaire, apparaît sur les radiographies comme une ombre modérément opaque, globuleuse, qui se tient en dehors du parenchyme pulmonaire. La densité de l'ombre kystique est moins sombre que l’opacité du cœur et peut être distinguée de l’ombre cardiaque dans les films latéraux ».

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Cependant, la difliculté est parfois très grande, en dehors des tomographies, pour déceler l’image de kystes pleins. On voit une ombre mais la superposition des images circulaires les confond en une masse grisaillée qui n’a pas du tout l'allure kystique. Et si l’on trouve dans la littérature un nombre beaucoup moins important de kystes pleins que de kystes aériens ou hydroaériens, il nous semble qu’on peut l’expliquer ainsi : la période où les kystes sont pleins, sans communication bronchique et sans infection bronchique surajoutée, est aussi celle où ils sont sans histoire clinique d’aucune sorte. Ou bien au contraire remplis de leur liquide de sécrétion mais suppurés, 1ls ont radiographiquement, la même opacité et peuvent passer inaperçus au sein d’un tissu pulmonaire lui-même suppuré. Nous avons vu dans l’observation V que l’histologie avait établi qu'il s’agissait indiscutablement de kystes congénitaux suppurés dans la pièce de lobectomie. Les radiographies ne les montrent absolument pas et l’injection lipiodolée outre le danger qu’elle aurait présenté chez cette malade opérée (à chaud », n’aurait vraisemblablement pas pénétré dans les kystes. Nous n'avons pas eu le temps de pratiquer des tomographies.

À l'opposé de ces variétés kystiques, parfois difficilement décelables même à l'examen radiographique simple, il est parmi les kystes liquidiens, une autre variété dont l’image radiologique est au contraire de toute évidence.

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Les kystes congénitaux

du pédicule pulmonaire.

Au niveau du hile ou dans le médiastin, surtout à la radioscopie en faisant tourner le malade devant l'écran, on distingue une ombre arrondie, sombre, régulière, non animée de battements, paraissant parfois provenir des organes du pédicule, parfois confondue avec l’ombre cardiaque qui est toujours plus dense qu’elle. Il peut apparaître inexact de ranger dans l’étude des kystes pulmonaires cette variété qui est plutôt médiastine, nous nous appuyons pour ce faire, outre sur les données embryologiques qui montrent que l’un et l’autre sont dus à des dérivés entodermiques qui ont évolué pour leur propre compte sans participer à l’ordonnance ultérieure, surtout sur le fait qu'ayant fait l’exérèse d’un de ces kystes, sa paroi a été typiquement celle d’un kyste aérien congénital du poumon.

Devant un kyste liquide, quels sont les diagnostics différentiels à envisager ; les kystes pulmonaires ou pédiculaires doivent être discutés avec : les ectasies de l’aorte ou de l’artère pulmonaire ; les tumeurs malignes, le tératome, le chondrome et le ganglioneurome ; les kystes hydatiques, dermoïdes ou médiastinaux ; les lésions inflammatoires telles que la pneumonie, l’empyème encapsulé, l’abcès pulmonaire.

Les ANÉVRYSMES DES GROS TRONCS ARTÉRIELS.

Il est à peine besoin de discuter les anévrysmes de \ RS l'aorte ou de l’artère pulmonaire.

La radioscopie lèvera facilement tous les doutes.

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