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dant, d’après ce qu’ont écrit les Britanniques, il ne semble pas qu'ils pensent à une origine congénitale. Box prétend que la formation d’un « honeycomb lung » est dû à la broncho-pneumonie, les adhérences pleurales ne prenant pas part au début du développement, mais y participant plus tard.
BEerxsTEIN et Toorx les attribuent aux causes variées suivantes : bronchite aiguë, péribronchite, broncho-pneumonie, amenant une dilatation des bronchioles terminales et des infundibula.
KanTHAcH et RoLLESTON pensent que les kystes sont des cavités abcédées mais leur décrivent cependant une paroi lisse et brillante.
Cette variété d’hypothèses sur l’origine des kystes du poumon nous semble le reflet d’un défaut de classification exacte dans tout ce qui apparaissait aux auteurs comme « cavités kystiques du poumon ». Et comme nous ne pouvons discuter toutes ces théories, 1l nous semble que plusieurs causes puissent être invoquées dans la pathogénie des malformations pulmonaires, et que des lésions de pneumonie ou de bronchite trouvées à l’autopsie des malades atteints de maladie kystique du poumon, ne puissent pas permettre, comme l’a fait l’école anglaise, de rejeter l’origine congénitale, ces lésions pouvant être aussi bien la conséquence que la cause de la maladie.
Il nous semble même que ces auteurs ont confondu dans leurs théories les kystes congénitaux dont l’origine n’est plus mise en doute et les bulles d’em-
physème auxquelles chacun reconnaît maintenant une origine acquise.
Aussi verrons-nous maintenant les caractères morphologiques macroscopiques et microscopiques qui peuvent permettre d’aflirmer qu'il s’agit bien d’une maladie kystique congénitale du poumon.