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de BrocaetMaubrac (170) qui disent (p. 305) : « La ligature se bornera à être inutile dans de pareilles circonstances ». Peut-on faire mieux ? L’opportunité de la ligature du tronc brachio-céphalique, de la squs-clavière et des nombreuses veines qui se rendent au confluent (jugulaire externe, antérieure, postérieure, vertébrale, canal thoracique à gauche) suivie de résection de l'embouchure de la jugulaire interne, est très discutable. Ne pourrait-on pas, comme il nous arrive de le faire sur le cadavre dans les injections veineuses, inciser d’abord en long la jugulaire sur le caillot, retirer celui-ci et lier ensuite ? Pendant ces manœuvres, la compression digitale des grosses veines voisines s'opposerait suffisamment à une hémorrhagie abondante et à l'entrée de l'air. Je pose la question mais ne puis la résoudre, faute de preuves.
Cette discussion ne peut se produire pour les veines des membres ; je crois que personne n'hésiterait par exemple à lier la fémorale, si un caillot obturant la saphène interne se prolongeait jusqu’à son embouchure.
De tout cela je retiendrai que la ligature sur un segment veineux thrombosé n’est qu'un pis aller, mais peut être tentée ; une bonne technique exige la ligature en région saine.
$ III. — Ligatures veineuses contre embholies et septico-pyohémies.
C'est à la pyohémie que se sont adressés les premiers efforts des chirurgiens qui, autrefois, l’observaient bien plus souvent que l’embolie de moyen ou de gros volume. En 1773, Hunter (10), le premier je crois, conseilla d’exercer une compression méthodique audessus des segments enflammés des veines, lorsque commençait l'infection purulente, afin de faire adhérer les parois veineuses ; cette compression devait être faite aussi au-dessus des abcès phlébitiques. Îl espérait ainsi S’opposer à l'introduction continue du pus dans les veines au voisinage du foyer de suppuration, et il dit avoir obtenu des succès par cette méthode.
Breschet (1) fit un pas de plus et proposa d'isoler la veine en-