‹ Traitement chirurgical des phlébitesChapitre 21 sur 29 · LAPS. LU · texte numérisé non relu

LAPS. LU

p.393), Hartmann et lui considèrent que l'opération de Whitehead « ne donne pas de résultats très satisfaisants ; la muqueuse rectale enflammée même à distance du bourrelet, se montre plus friable encore que d'habitude ; les fils la coupent et les bords de la plaie s’écartent. » Au contraire, avec le procédé opératoire de Q u é nu (163), ces accidents de désunion ne se voient pas, car la muqueuse n'étant pas réséquée, il n’y a aucun tiraillement sur l’anus. Qué n u trouve l'indication à l'opération de Whitehead quand il y a trop de muqueuse ou une muqueuse trop malade, par exemple couverte de granulations d’un rouge vif, saignant au moindre contact.

La grossesse, pas plus que dans la phlébite variqueuse, n’est une

contre-indication.

OBs. XLIT. — Quénu et Hartmann (Chir. du rectum, p. 389). — « Nous avons sous nos yeux une jeune femme enceinte de trois mois, en pleine crise, avec étranglement et sphacèle partiel d’un bourrelet d'hémorrhoïdes internes.La cure radicale de ces dernières apporta immédiatement le calme et le soulagement sans présenter aucun retentissement fâcheux sur la gestation. »

Dans les cas d’hémorrhoïdes internes gangrénées, Qué n u conseille d'abandonner l’excision ; il ne saurait être question en effet de réunion primitive, le foyer opératoire étant par avance infecté. On emploiera donc le cautère, et de préférence la pince cautère de R ichet.

Nous croyons donc que les ressources de la chirurgie sont considérables contre les thromboses hémorrhoïdaires ; l'intervention a l'avantage de supprimer immédiatement les douleurs parfois atroces des malades et de les guérir de leurs varices. Mieux vaut sans doute opérer des hémorrhoïdes non compliquées ; mais le cas échéant, nous ne sommes pas désarmés.

Il faut toujours observer les précautions antiseptiques minutieuses, bien que dans une région comme l'anus, elles semblent illusoires.

Personne n'ignore la rareté relative aujourd’hui, d’accidents septiques

à la suite d'opérations pour hémorrhoïdes ; plusieurs chirurgiens des hôpitaux m'ont dit n'avoir jamais eu d'insuccès, sur un très grand

nombre d'interventions. C’est pourquoi je citerai l’exemple suivant ;

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