‹ Traitement chirurgical des phlegmons du piedChapitre 13 sur 23 · RARE 7 ER · texte numérisé non relu

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signes seront les mêmes que ceux d’un phlegmon plantaire diffusé; on le reconnaîtra au siège de sa piqûre et à la rapidité d’envahissement du canal calcanéen malgré des signes plantaires discrets.

C. — Phlegmons plantaires graves consécutifs à une synovite suppurée du cou-de-pied.

a) À partir d'une synovite rétromalléolaire interne, l’inoculation siégeant au niveau. de la gouttière rétromalléolaire interne, 1l y aura diffusion de l'infection vers l’espace profond du mollet vers les profondeurs de la plante réalisant un phlegmon plantaire grave diffusé au mollet.

b) À partir d’une synovite rétromalléolaire externe, péro-

nière, la suppuration diffusera alors et très sournoisement

dans l'extrême profondeur de la plante, le long du trajet plantaire du long péronier latéral; à ce moment, elle pourra engendrer une suppuration plantaire grave étendue secondairement au mollet par voie rétro-malléolaire interne.

Pour la réalisation d’un phlegmon profond à partir d’une telle inoculation, il faut soit une déficience des résistances organiques du malade, soit une virulence particulière des germes pathogènes.

D. — Phlegmons plantaires graves d’étiologie particulière.

Il y a présence de pus dans les espaces celluleux profonds plantaires, puis envahissement du canal calcanéen par suite de voies de communication plantaire pathologique; ceci dû à un traumatisme ou à un processus d'arrêt circulatoire.

Cependant, le traitement sera le même que pour les sup-

purations plantaires graves.

Nous suivrons, pour le traitement, le même ordre que celui adopté pour l’exposé clinique. Dans tous les cas, ce sera essentiellement un traitement chirurgical, complété plus ou moins par la vaccinothérapie au propidon.

Principes généraux des divers traitements.

1° Il faut de longues incisions pour mettre à plat les foyers purulents. |

2° Pour travailler commodément, on fera de préférence une anesthésie générale.

Si on opère rapidement, et ceci est nécessaire chez les malades très infectés, on essaiera de se contenter d’une anesthésie au kélène. On pourra faire une rachianesthésie, mais l'hypotension étant une contre-indication formelle, on devra, avant de la pratiquer, prendre nécessairement la tension.

3° Pour bieñ voir ce que l’on fait et opérer anatomiquement, il faut rendre le champ exsangue par une bande d'Esmarch, puis un garrot que l’on place à une hauteur variable suivant le siège du pus. Dans les phlegmons strictement plantaires, on le placera à la partie supérieure du coude-pied; s’il s’agit de phlegmon diffusé, on le mettra au tiers supérieur de la jambe.

4° II faut bien exposer le membre à l’aide d’un billot placé sous la jambe à hauteur variable, suivant l'étendue des lésions, le malade étant en décubitus dorsal et l'opérateur au bout ou en dedans du membre.

228 011) À. — Traitement des phlegmons sous-cutanés plantaires.

Dans ce cas seulement, on pourra se contenter d’une anesthésie locale. On fera une incision simple au point culminant de la collection purulente. Le malade guérira en peu de temps si l’on prend en plus la précaution d’enrayer l’évolution de l'infection lymphangitique, par une injection ou deux de propidon. On pansera à plat, en introduisant dans la plaie une mêche imbibée de Mencière.

B. — Traitement des phlegmons des loges plantaires latérales.

Les principes généraux énoncés plus haut étant appliqués, on se comportera de la façon suivante :

Si la lésion est vue suffisamment tôt : on fera une incision plantaire très latérale; en réclinant le muscle sous-jacent, on atteindra la lame celluleuse que l’on drainera aisément. L'incision, sans être très longue, doit être suffisante pour pouvoir commodément récliner le muscle à l’étroit dans sa loge.

. Si on a affaire à un phlegmon plus avancé, avec petite diffusion dorsale, on pourra adopter une incision latéralisée: au bord même du pied; on ne risque pas ainsi de créer une fusée dorsale, et on a l'avantage de pouvoir drainer simultanément les deux foyers.

Les pansements seront faits au Mencière ou au Dakin.

La guérison s'effectue dans les cas normaux sans complications en une quinzaine de jours.

Il peut être nécessaire de mettre un appareil correcteur de l’équinisme, du genre de celui que nous décrirons plus bas à propos des phlegmons graves.

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