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gée, l’incision ne doit pas se borner à la peau, elle doit aller profondémentien tissuimusculaire, jusqu'au contact du plan osseux, si possible. On enlève ainsi d’une seule masse la plaie cutanée et le trajet intramusculaire bourrés de débris vestimentaires, contenant parfois encore des éclats imétalliques, parfois aussi souillés de terre. On évite ainsi d’inoculer les lèvres de la plaie opératoire, qu’on va réunir tout à l'heure.
L’excision totale du trajet extracostal est nécessaire. Parfois ce trajet n’est pas perpendiculaire au plan costal. Le trajet est pendant un certain parcours tangentiel à la côte, à l’espace intercostal, avant de se frayer un passage soitfsimplement à travers les muscles intercostaux, soit en écornant le bord costal, soit plus souvent en déterminant une fracture complète esquilieuse de la côte.
Il faut suivre ce trajet centimètre par centimètre, pour ne laisser persister dans la paroi ni corps étrangers, ni tissu contus, en voie de sphacèle. Ce trajet au niveau des muscles de la région scapulaire est souvent tortueux, il faut le suivre dans tous ses dédales. Le mieux est de l’exciser en bloc en allant largement en tissu sain. Laisser des corps étrangers, ce serait s'exposer presque à coup sûr à la suppuration pariétale, suivie de lasuppuration pleurale. Il faut obtenir une réunion primitive, obtenir de suite une séparation efficace entre l’extérieur et la plèvre.
SRG ES
Éd