‹ Traitement chirurgical des plaies de poitrineChapitre 15 sur 24 · POP. : : AE · texte numérisé non relu

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ture, tant au point de vue des germes anaérobies qu’au point de vue des germes aérobies.

Quand les suites opératoires sont normales, c’éstà-dire quand le liquide d’exsudation pleurale: est d’une couleur jaune pâle, en quantité très minime, les résultats fournis par l’examen histo-bactériologique sont calqués les uns sur les autres, pour les . différents cas examinés. Voici l'examen type : Culot dé centrifugation. és Ge globules : rouges. , A ‘4,

Polynucléose neutrophile re moyenne au- -dessous de 50 0/0.

: Polynucléaires en bon état.

Pas de germes à l'examen direct (x).

— Culture. — Négative.

Quand l’épanchement persiste, que la tbmanéeétite se maintient élevée et que les renseignements fournis par le laboratoire montrent une polynueléose neutrophile permanente et progressive, ilfauteraindre

l'infection pleurale, que nous étudierons un peu plus

loin. Cependant Dupérié insiste sur ce fait qu’on peut observer une polynucléose neutrophile: attei-

gnant jusqu'à 90 oo, sans qu'on observe pour cette 2

raison, dans la suite, une infection pleurale. - è

1. Policard et Desplas(Lyon chirurgical, mars, avril SRE étudiant la marche normale d’un hémothorax traumatique, trouvent.

à la deuxième phaseune chuté des cellules pleurales assez abon-

dantes, Dans les examens faits sur les liquides pleuraux (après asséchement dela plèvre), les examens fournis par le laboratoire ne mentionnent pas Ces éléments endothéliaux.

< un |

Sans

Examen radioscopique du thorax chez un blessé opéré et guéri normalement. — Le blessé est examiné assis sur un escabeau. Si son état de faiblesse ne lui permettait pas de se tenir assis, il vaudrait mieux attendre quelques jours que de pratiquer un examen radioscopique le blessé étant couché sur la table ; l'examen fait dans ces conditions manque de précision. | |

Il faut toujours procéder par comparaison avec le côté sain, comparaison de la clarté pulmonaire, comparaison du jeu et de la direction des côtes, comparaison des culs de-sac, comparaison des mouvements des deux diaphragmes droit et gauche.

Normalement on constate que le poumon du côté lésé reprend sa clarté normale ; qu'il y à une très petite différence avec la clarté du poumon sain. À la toux les deux sommets doivent s’éclairer également.

Les culs-de-sac costo diaphragmatiques sont nets. Du côté lésé on constate qu'ils sont un peu moins profonds, un peu plus foncés.

Enfin le diaphragme du côté lésé s’abaisse presque normalement et d'un rythme synchrone à celui du côté sain. ;

Spirométrie. — Avec un spiromètre de fortune, on se rend compte qu'une vingtaine de jours après l'intervention la capacité pulmonaire est redevenue presque normale.

Ces résultats prouvent que le poumon a repris rapidement sa place, et par conséquent que l’élasti-

cité pulmonaire sera peu compromise, comme elle l’est si souvent quand la plèvre ayant suppuré, le poumon est resté plusieurs semaines rétracté autour

de son hile, couvert de fausses membranes. La sym-

physe pleurale est évitée. Ces heureux résultats sont obtenus grâce à la résorption rapide du pneumothorax, à la non reproduction de l’épanchement, à la stérilité de ia cavité pleurale, obtenue par une intervention immédiate et complète. * Evolution de quelques Cas de plaies de poitrine, justiciables d'une intervention et traitées. Par l’abstention opératoire. — Notre conviction est que bien des complications Re dans les plaies de poi-

-trine seraient évitées par une intervention précoce,

que l'état général du blessé légitime. D'un côté il s’agit de complications purement septiques, pleurésie purulente, suppuration de foyer de fracture costal ou scapulaire. D’un autre côté il s’agit de l’hémothorax récidivant, ou plus exactement de la complication de l’hémothorax : la pleurite chronique exsudative.

Un blessé nous est amené d'urgence parce qu'il est atteint d’un pyopneumothorax suffocant, Il vient d’un service de médecine où il était en traitement pour expectoration purulente très abondante, et diarrhée continue. Le diagnostic P'REs était tuber- ‘eulose généralisée,

Or ce malade avait été blessé deux mois auparavant par un éclat d’obus au thorax droit, il n’avait pas eu d’hémoptysie, on ne l’avait pas ponctionné. En

somme les lésions thoraciques paraissaientsi minimes qu’elles légitimaient l’abstention : bientôt même on perdit de vue la blessure ; dévant les accidents infectieux, la dyspnée, l’état de cachexie extrême on avait pensé à une infection généralisée d’ordre médical. Et pourtant après résection des deux côtes fracturées et frappées d’ostéite, évacuation d'un énorme empyème, extraction d’un petit éclat et d'un gros morceau de drap de capote, constatation d’une fistule pulmonaire, il fallait bien admettre que c'était la blessure du thorax qui était en jeu. Après l’intervention la température revint à la normale, la sup: puration pleurale se tarit rapidement, la diarrhée. cessa. Le malade reprit rapidement ses forces mais sa plèvre avait suppuré, son poumon droit ne fonctionnait plus. Nous sommes persuadés qu'une intervention immédiate, malgré l'absence de signes graves, aurait permis après résection des côtes fracturées, . d’évacuer l’hémothorax, de, faire le nettoyage du cul-de-sac qui contenait éclat et bourre vestimentaire et d’obtenir une réunion per primam. Ce blessé respirerait à l'heure actuelle avec ses deux poumons. Voici un autre exemple de complications infectieuses touchant et la plaie pariétale et le contenu pleural, survenues chez un soldat atteiht de plaie du thorax gauche, dont les lésions constatées avaient été jugées si minimes que le traitement purement médical, avait prévalu. 1ls’agissait d’une plaie transfixiante par balle du tiers supérieur du thorax gauche. Orifices d'entrée et de sorfie, très petits.

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Hémothorax peu abondant à tel point qu’une ponc- tion évacuatrice n'avait pas été pratiquée.

; Quinze jonrs après la blessure au moment où nous fâmes amenés à nous occuper de ce blessé on pouvait constater les signes suivants : malade amaïigri, très pâle, un peu dyspnéique, température constamment au-dessus de 38 degrés. L’orifice d'entrée sousclaviculaire gauche est cicatrisé ; l’orifice de sortie dans la force sus-épineuse gauche, n’a aucune tendance à se cicatriser: Il est surmonté d’un bourgeon rose pâle suintant. Une première ponction explora- “trice retire difficilement quelques centimètres cubes d’un liquide légèrement louche. L'examen fait au laboratoire d'armée révèle l'existence d’une polynudép abondante. La culture indique la présence de quelques diplocoques à Grem positif.

‘Une seconde ponction retire cette fois un liquide franchement purulent. L'intervention est faite en deux temps : *

“re Excision de l’orifice sus-épineux. Curettage d’un foyer d’ostéite provenant de la deuxième côte et du bord supérieur de l'omoplate. Ablation des séquestres; +

»° Résection de la neuvième côte dans sa portion paravertébralé, et pleurotomie par évacuation de la pleurésie purulente ; le pus retiré au moment dela pleurotomie a été examiné au laboratoire d'armée. : Il contenait presque uniquement du pneumocoque.

Nous sommes persuadés que dans ce cas l’interven- ‘tion s’imposait’ dès le début L'épanchement était

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