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peu abondant et on aurait pu le négliger. Mais il fallait de touté évidence exciser l’orifice de sortie susépineux. Cette excision, en supprimant les tissus contus, les esquilles costales et scapulaires, les quelques fragments métalliques (chemise de balle) qui s'y trouvaient encore, aurait supprimé ce voisinage séptique si dangereux pour la plèvre voisine dont la - faculté de résistance à l'infection se trouvait dimipuée. par la présence du sang épanché.
. Dans un autre cas, il s’agit d’un hémothorax qui a suppuré trente-huit jours après la blessure. Cet hémothorax était consécutif à la pénétration d’un éclat lenticulaire dans le-lobe supérieur du poumon
droit. Pendant un mois la ponction évacuatrice,
répétée à maintes reprises fut le seul traitement institué et destiné à faire tomber la température très élevée. Là encore, l'intervention que Grégoire appelle une ponction élargie au bistouri, s’imposait et d'une façon précoce. Il est probable qu’uné évacuation rapide du contenu pleural aurait évité cette infection prolongée (datañt du début malgré la transformation purulente tardive) et dont le blessé fit tous les frais. Enfin citons pour terminer une complication qui pour être plus rare n’en est pas moins intéressante, puisqu'elle fait du blessé un pleurétique chronique, et qu’elle peut être évitée par l’intervéntion que nous préconisons. [ls’agit de la pleurésie chronique exsudative consécutive à un hémothorax traumatique. Dans le cas que nous avons observé, la reproduction du liquide a été continue, à tel point qu'il fallait pra-
# YX tiquer une ponction évaeuatrice de plus de cent centimètres cubes, tous les cinq où. six fours. Nous
pénsons que cette pleurite exsudative est due à la
présence de caillots qui encombrent le cul-de-sae
costo-diaphragmatique. Comme nous l'avons dit plus haut, nous les avons toujours rencontrés lors . de l'évacuation de l’hémothorax, qu’il s’agisse d’un
thorax ouvert ou fermé, Ces caillots contiennent
très souvent de nombreux petits corps étrangers. Îls entretiennent uneirritation chronique dela plèvre qui se traduit par uneexsudation séreuse, L’ablation précoce de ces caillots est facile. L'ablation tardive semble plus malaisée à cause des adhérences qui se constituent, et de la transformation des caillots, qui finissent par obturer le cul-de-sac.