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ÉTUDE DE QUELQUES CAS DE PLAIES DE POITRINE

JUGÉES BÉNIGNES ET TRAITÉES PAR L’ABSTENTION OPÉRATOIRE OU SEULEMENT L’EXCISION DE L'’ORIFICE D'ENTRÉE

Dans cette catégorie de plaies de poitrine,les lésions réduites au minimum dans tous les cas, sont les suivanies :

Plaie transfixiante par balle.

Plaie transfixiante par petits éclats d'obus.

Petit projectile intra-pulmonaire.

Dans 3 cas il n'y a pas d'hémothorax qui succède à la blessure. Dans les 4 autres cas, la lésion a entraîné une hémorragie intrapleurale.

Tous ces cas ont évolué sans aucune complication vers une guérison complète, confirmée par l'évacuation des blessés.

Dans ces cas, communiqués par le médecin-major Chauvel dont l’équipe chirurgicale fonctionnait en même temps que la nôtre, tantôt il.y a eu abstention

complète, les blessés ayant guéri sans qu'il soit utile .

de faire une ponction évacuatrice ; Lantôt deux ou trois ponctions ont amené la guérison, AU enfin

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l’excision de l’orifice d'entrée et du trajet jusqu’à la plaie pleurale a été pratiqué;quelques ponctions dans la suite et l’'épanchement ne s'est pas:-reproduit.

Pourquoi ces 5 cas ont-ils été suivis de guérison complète. C’est d’abord que dans 3 cas les lésions étaient réduites au minimum : petites plaies pariétales sans fracas osseux vraisemblablement, pas” d'hémoragieintrapleurale.L’excisionde plaies démontre l’absence de corps étrangers intrapariétal. Dans 33 autres cas, il y avait hémothorax. Mais la balle en transfixiant le thorax, ou le petit éclat d’obus en pénétrant dans le poumon, n’ont pas lésé de côte et n’ont pas entraîné avec eux de débris vestimentaire . d'importance qui pût créer au lieu d'arrêt, un foyer septique. |

Une ponction évacuatrice n’a pas toujours été suffisante, il a fallu quelquefois la renouveler deux ou trois fois. L'examen bactériologique pratiqué sur chaque Hquide de ponction a toujours révélé la stérilité du contenu pleural. Les caillots du cul-de-sac costodiaphragmatique ont dû étre vite résorbés ; ils ne devaient pas conserver dans leur mailles de fibrines de corps étrangers, puisqu'il n'y a pas eu de réaction pleurale exsudative importante. Nous pouyons donc dire que les caractères de l'agent vulnérant, la trajectoire suivie dans le thorax par les projectiles y ont causé des dégâts minimes. Sans doule ces corps étrangers étaiènt peu septiques (balle, très petits éclats), mais il y avait aussi peu de circonstances favorables au développement des germes qu'ils pouvaient véhi-

culer, puisqu'il n’y avait ni foyer de fracture costal, ni épanchement hémorragique pleural.

L’excision exploratrice, en permettant de consta= ter qu'il n’y avait pas de lésion osseuse, eten venant confirmer l'absence d’hémothorax, absence que la. clinique et la radiographie affirmaient, était légitime.

Cette excision exploratrice ne constitue pas un traumatisme opératoire, et d'autre part elle met la conscience du chirurgien à l’abri des remords que l’abstention aurait pu jeter dans sa pensée.

L'étude de ces cas nous semble instructive, puisqu'elle nous montre que c’est bien l’absence des fac- teurs, que nous considérons comme des plus importants dans le développement des complications infectieuses des plaies de poitrine, qui a permis une: guérision complète primitive :

On pourrait schématiser en disant :

Lésions osseuses et hémothorax : infection scertaine.

. Pas de lésion osseuse, mais hémothorax : infection: possible. j |

Pas de lésion osseuse, pas d’hémothorax : guérison rapide et complète.

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