‹ Traitement chirurgical des plaies de poitrineChapitre 19 sur 24 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

I. — Plaies de poitrine traitées par l’abstention primitive. — Complications.

OssErvarTION 1 (Persohnelle). — De V.., lieutenant, 12° dragons.

Blessé le 2 juin 1910 à 9 heures du matin, dans l'Aisne. Passe par deux ou trois postes et ambulances de triage ; arrive à la formation le 4 juin.

Diagnostic d'entrée, — Plaie pénétrante thorax droit par éclat d’obus. |

Examen radioscopique. — Projectile de la grosseur d’une lentille dans le lobe moyen du poumon droit, teinte foncée de tout l'hémithorax droit. a

Examen du blessé. — Montre petit orifice d'entrée à égale distance des lignes axillaires antérieure et postérieure, à la hauteur du troisième espace intercostal droit.

Matité s'étendant à toute la hauteur du thorax.

Quelque crachats hémoptoïques. Dyspnée assez marquée. :

Pouls bien frappé, 110.

Traitement. — Abstention opératoire. Blessé assis dans | son lit, 1 centigramme de morphine par vingt-quatre heures. Evolution. — Bon état général. Dyspnée persiste, température entre 38 et 39 degrés.

LE

7 juin. — Ponction évacuatrice de 400 grammes, liquide hématique.

Examen histo-bactériologique ne signale rien d’anormal.

Après la ponction la température s’abaïsse, reste aux environs de 38 degrés, la dyspnée a diminué. Mais malade pâle, traits tirés, fatigué.

15 au 20 juin. — Grandes oscillations thermiques, sueurs nocturnes, dyspnée, facies grippé. Ponction évacuatrice 200 grammes, sang avec polynucléaires abondants. *

25 juin au 4 juillet. — La température retombe aux environs de 38 degrés, le blessé est mieux comme après la première ponction.

. Mais le 4 juillet la température remonte à 38°5 et se maintient entre 38°5 et 39 degrés jusqu'au 10 juillet. Malade très fatigué, sueurs nocturnes, facies grippé. Ponction exploratrice retire du pus le 11 juillet. >

Examen bactériologique. — Pus à staphylocoques.

11 juillet, intervention. — Résection de la neuvième côte dans sa portion paravertébrale. Pleurotomie, drainage.

12, 13, 14 juillet. — Température tombe progressivement à 37 degrés. Amélioration de l'état général.

15 juillet. — Evacuation obligatoire à cause du bombardement.

Des nouvelles reçues dans.la suite confirment l’achemine-

ment vers la guérison. —

OgservarTion II (Personnelle). — Roz..., 30° d' infanterie .

Blessé le 20 septembre 1918 en RÉ ie.

Soigné dans une ambulance divisionnaire pour plaie | transfixiante du thorax gauche par balle. Abstention opératoire. ;

Hémoptysie légère, pas de ponction évacuatrice.

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SN er

Le blessé est évacué sur notre formation au début d’octobre. | ;

3 octobre. — Diagnostic d'entrée, plaie transfixiante, tiers supérieure thorax gauche par balle.

Orifice d’entrée : au-dessous du tiers moyen clavicule

gauche. — Orifice de sortie : dans la fosse sus-épineuse gauche: Radioscopie. — Teinte grise de l’hémithorax gauche,

poussières métalliques au niveau de l’orifice de sortie. Matité de la moitié inférieure du thorax gauche. Ponction __exploratrice retire quelques centimètres cubes de liquide hématique. L'examen fait au laboratoire d'armée donne les résultats suivants : globules rouges.

Polynucléaires dégénérés (abondance moyenne).

Pas de pus à l'examen direct.

Culture stérile.

Cependant le blessé est très pâle, très amaigri. La température vespérale dépasse régulièrement 38 degrés, légère dyspnée. Sueurs, inappétence.

Plusieurs ponctions donnent les mêmes résultats. Cependant l’on constate que l'orifice de sortie situé dans la fosse sus-épineuse, n’a aucune tendance à la cicatrisation.Un bourgeon charnu blanc rosé le surmonte, et laisse écouler un suintement séropurulent.

15 octobre. — La ponction retire, du pus vert très épais.

L'examen bactériologique donne comme résultats : naombreux germes ; à l'examen direct ; culture preumocoques.

Intervention le15 octobre en deux temps.

PREMIER TEMPs. — Excision de l’orifice de sortie. Excision

detissuslardacés, contenant quelques débris métalliques. Puis

nl DO

on arrive sur un foyer de fracture. Ablation de nombreux petits séquestres qui proviennent du bord supérieur de l’omoplate et de la deuxième côte fracturée. Régularisation de la fracture. Réunion au fil de bronze des deux lèvres dé la plaie. = DeuxrÈMe TEMPs.— Résectionneuvième côte dans sa portion paravertébrale, pleurotomie, drainage.

Evolution. — Température revient à la normale pour ne plus la quitter, mais jusqu’à l'évacuation du blesséon constate une tachycardie qui ne cède que difficilement au bromure. Pas de troubles du côté du globe oculaire gauche. :

Malade évacué en bon état le 30 novembre.

— OBSERVATION III. — (Persomtelle) Mot... 26r° d'infanterie, o1° Cie. ER

Blesséle 25 août, plaie du thorax droit par éclat d'obus.

Entré le 8 novembre 1918 dans notre service, avec le diagnostie de pyopneumothorax. |

Examen à l'entrée. — Blessé très dyspnéique, un peu cyanosé. Aspect général d’un cachetique.

A l’interrogatoire on apprend que ce . malade à été blessé le 25 août par un éclat d’obus, qui a pénétré dans le thorax droit près de la ligne axillaire antérieure.

On remarque en effet une cicatrice à ce niveau, mais la cicatrice surmonte une saillie rouge, très douloureuse. Le blessé ajoute que sa blessure s’est cicatrisée spontanément, sans qu'on se soit occupé du projectile, qui a cependant été répéré, puisque sa fiche porte éclat d’obus (gros pois) à 6 centimètres de profondeur du point de répère antérieur. Le blessé est passé dans plusieurs formations. Dans la dernière on lui a fait une ponction exploratrice qui a ramené du pus.

Un examen radioscopique a permis de porter le diagnostic de

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