‹ Traitement chirurgical des plaies de poitrineChapitre 20 sur 24 · ST € AS · texte numérisé non relu

ST € AS

-pyo-pneumothorax. Température 39 degrés. Très mauvais état général. Expectoration purulente et fétide très abon-

-dante.

L'examen du thorax montre au niveau de la cicatrice une saillie rouge, chaude, fluctuante très douloureuse, A l’aus-

cultation signes de pyo-pneumothorax.

Radioscopie montre projectile qu'on localise dans le culde-sac costo-diaphragmatique antérieur. Teinte grise de tout l'hémithorax (blessé sur le dos).

Intervention, à 14 heures après administration d'une médication cardioshénique. — Incision èn fer à cheval, autour de la cicatrice, et excision de toute la saillie rouge. Dès l’incision irruption d’une grande quantité de pus dégageant une odeur fétide. Excision d'une. masse de tissus lardacés accolés au plan costal. Dénudation et résection des huitième etneuvième côtes fracturées et frappées d'oftéite.Ablation de séquestres noyés dans les tissus fongueux. Excision de la plèvre très épaissie et gris-verdâtre. Evacuation à la

compresse d'un gros pyo-thorax. Neitoyage des culs-de-sac —eosto-diaphragmatiques antérieur et postérieur qui sont “en partie comblés par de fausses membranes. Extraction du cul-de-sac antérieur de l'éclat et d'un morceau de drap de ‘capote. ve |

Le contenu de la cavité thoracique enlevé, on constate que le poumon, tapissé de fausses membranes verdâtres, est retracté autour du hile, sa masse représentant le volume du poing. Sur la face antérieure il y a un orifice allongé dans le sens vertical. C'est la fistule qui met en communication

le pyo-pneumothorax avec les bronches.

‘ Suture presque totale de la peau. A la partie Utéñicus de

PR: TE co la cicatrice opératoire on ménage une stomie pour empêcher la retention intrapleurale.

- Suites opératoires.— Très bonnes. Latempérature revient vite’ à la normale.

L'état général devient satisfaisant, le malade engraisse. L'expectoration ‘est tarie en trois jours. Par la stomie thoracique s'écoule un liquide séro-purulent qui ne tarde pas à tarir. “ j Fermeture de la plèvre fin novembre, après examen bactériologique qui à la culture n’a donné que du staphylocoque. Blessé évacué en bon état le 30 novembre après examen radioscopique qui a montré:

1° Que le poumon n'avait pas tendance à reprendre sa place ; 2° Que le diaphragme droit avait des mouvements très peu étendus ; ‘ =

3° Que les culs-de-sac étaient comblés.

OgBservarion IV (Personneile). — Des.,. Henri, sergent au 2° zouaves. 4

Blessé au thorax par l'éclatement d’un lance-bombes, le 2 octobre 1917 à 15 heures. Entré le même jour à 18 heures,

Diagnostic d'entrée, — Plaie du thorax gauche par éclat métallique. Orifice d’entréé au-dessus de la fourchette sternale. \

Radiogcopie montre épanchement thorax gauche. Eclat localisé dans le bord inférieur de l’aisselle gauche.

+ Blessé très dyspnéique, respiration rapide superficielle. Cr de la face. Emphysème sous-cutané de toute la paroi thoracique, atteignant la base du cou, descendant

jusqu’à la paroi abdominale.

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Intervention, à 18 h.30. — Anesthésie locale. Éxcision de l'orifice d'entrée, le trajet médiastinal a côtoyé la trachée sans la léser. Fermeture de l’orifice d'entrée. Extraction de l'éclat dans le bord inférieur de l’aisselle gauche, suture. Le

blessé est ramené dans son lit.

Suites opératoires. — La cyanose de la face, l’'emphysème | sous-cutané ont disparu le lendemain de l'intervention. Mais le blessé reste toujours dyspnéique.

Température 39 degrés.

30 octobre.— Ponction évacuatrice, 400 grammes de sang pur, ne coagulant pas. Blessé moins dyspnéique à la suite dela ponction. | - Mais le lendemain la dyspnée reprend, pas très accentuée.

mais elle durera quoique très atténuée pendant plusieurs semaines,

Tous les cinq ou six jours, on est obligé de pratiquer une ponction qui évacue de 200 à 300 grammes de liquide. D'abord franchement hématique, le liquide va en se décolorant. Aux dernières ponctions le liquide à tout à fait l'aspect du liquide de la pleurésie séro-fibrineuse tuberculeuse.

L'examen histo-bactériologique pratiqué sur le liquide de chaque ponction ne révèle rien d’anormal, la culture a toujours été négative. Cependant la température n'atteint. jamais la normale. Tous les soirs elle monte à 38°2.

Lorsque le blessé est évacué fin novembre,il y a toujours une élévation vespérale de la température. L'examen du thorax montre la persistance d'un épanchement. L'examen radioscopique décèle une teinte grise de toute la moitié inférieure du thorax gauche, le diaphragme a une course tiès réduite. Les culs-de-sac ne s’éclairent pas à la toux. Des nouvelles

P. Wilmoth 6 \

reçues après le départ du blessé, ilrésulte que les petites ascensions thermiques et la dyspnée persistaient plus de

quatre-vingt jours après la blessure.

OBsERVATION V (Desmaret).— Pag..., lieutenant 216° régi-ment d'infanterie.

Blessé le 20 septembre 1915 ; plaie de poitrine par balle.

Entré le 22 septembre à l'hôpital auxillaire 50.

Diagnostic à l'entrée. — Plaie transfixiante thorax droit par balle ; orifice d’entrée, partie moyenne du bord inférieur du grand pectoral.

Orifice de sortie. — Unpeu en dehors de la ligne épineuse à la hauteur des cinquième et sixième vertèbres dorsales,, l'omoplate ne semble pas fracturée.

Température : 39 degrés. Hémoptysie.

Ponction exploratrice. — Aucun liquide hématique.

23 septembre. — Persistance de la fièvre et de la dyspnée.

Thoracentèee quiévacueun demi-litre de liquidehématique. Après repos,ilse dépose au fond du verreune couche depus,

Les jours suivants dyspnée, point de côté. Température oscillante.

Intervention, 6 octobre. — Résection huitième côte. La plèvre est épaisse de couleurbleutée. Pleurotomie et évacuation progressive d’une énorme collection purulente de 3 à 4 litres, asséchement de la plèvre, drainage.

Malade en bonne voie fin novembre.

Osservarion VI (Desmarest). — A..., soldat au 43 colonial.

Blessé le 27 avril 1919 par éclat d'obus au thorax droit.Entré le 22 mai à l'hôpital auxiliaire 50. :

Diagnostic dentrée. — Plaie pénétrante thorax droit par éclat d'obus. Le blessé a été soigné dans une ambulance du front. Le projectile a été extrait (27 mai) dans le grand dorsal. Ebarbage de l’orifice d'entrée quise trouve en dedans et au-dessus du mamelon. Bourrage des plaies avec mèches.

À. son entrée Le 22 mai à l’hôpital auxillaire, température à 39 degrés.

Signes d’épanchement pleural. Ponction Lolabée donne du pus.

Résection de la septième côte. Pleurotomie. Evacuation d'une grande quantité de liquide qui contient des débris decapotes, et des lambeaux de tissu pulmonaire sphacélé.

- © Amélioration de l’état général du blessé et la plaie thoracique se cicatrise.

10 juillet. — Plaie cicatrisée. Un examen Aube montre que la partie inférieure du poumon droit est détruite.

OsservarTION VII (Desmaret). Beau, .. Alfred, sergent au. 1 Régiment infanterie. Soigné dans une ambulance du front. :

Blessé le 8 avril 1915 vers 13 heures par éclat d’obus face-

postérieure thorax gauche.

Diagnostic d'entrée. — Plaie bekirinte, thorax gauche, par éclat d'obus. Orifice d'entrée à 5 centimètres de la lignemédiane au niveau de la cinquième côte. Exploration montre fracture sixième côte, Abstention.

16 avril. — Température : 39°5. Signes de pyothorax.

Thoracotomie au niveau de la fracture, résection des extrémités costales fracturées, Evacuation d’une collection purulente de 2 litres, très fétide. Drainage.

Les trois jours suivants, température reste élevée, Ra-

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dioscopie montre projectile à trois travers de doigt des corps vértébraux à la hauteur de la dixième côte dorsale.

" octobre 1915. — Nettoyage de la plèvre permet d'enlever le projectile.

Le blessé qui allait être évacué le 27 décembre, est retenu pâree que sa cicatrice se rouvre. Suppuration continue pendant plusieurs mois.

3 juillét 1916. — Résection costal secondaire,parce que les extrémités osseuses sont frappées d'ostéite, il existe une poche pleurale qui se draine mal. Excision de la poche et drainage.

Guérison.

OBservATION VIII (Desmarest). Daus..., 8° infanterie, 4° compagnie.

Blessé le 17 septémbre 1914 dans l'Aisne à Roussy, plaie pénétrante thorax gauche. Entré le 20 septembre.

Diagnostic à l'entrée. — Plaie pénétrante thorax gauche.

Projectile moyen localisé dans poumon.Orifice d'entrée au niveau de la partie antérieure du troisième espace intercostal. L'examen montre un épanchement pleural jusqu’à la cinquième côte. | |

1 septembre. — Thoracotomie. Résection huitième et neuvième côtes, évacuation d’un pyo-pneumothorax. Tamponnement pleural aux mèches et drainage, parce que grave hémorragie.La température reste longtemps élevée entre 39 et 40 degrés, la suppuration persiste. |

25novembre. — Débridementdela plaie antérieure. Réséction de Ja troisième côte fracturée, ablation de nombreux petits séquestres. Le projectile n’est pas recherché.

Décembre. — Amélioration notable, suppuration tarie, :

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