‹ Traitement chirurgical des troubles dyspnéiques et dysphoniques consécutifs aux laryngoplégiesChapitre 14 sur 40 · L'EXAMEN ÉLECTRIQUE DE LA MOTRICITÉ DU LARYNKX · texte numérisé non relu

L'EXAMEN ÉLECTRIQUE DE LA MOTRICITÉ DU LARYNKX

Il est possible, comme CHiari et SrupKa l’ont signalé, de pratiquer, soit au cours d’une laryngoscopie directe, soit

CERSAT—

au cours d’une intervention, l'examen électrique de [a motricité du larynx, par l’application en différents points d’une électrode appropriée et en utilisant du courant faradique. Il est certes difficile de provoquer des excitations électives, mais il nous semble néanmoins que cette méthode mérite d’être retenue, étudiée et perfectionnée.

Indications opératoires

Les paralysies laryngées d’origine centrale ne relèvent que bien rarement de la chirurgie parce qu’elles résultent, dans la plupart des cas, de lésions à la fois très étendues et graves (ramollissements, hémorragies, etc.), et n’occupent dans le tableau clinique qu’une place secondaire.

Le traitement chirurgical pourra seulement être envisagé dans certaines affections, telle que la sclérose en plaques (Observation IX) ou la syringomiélie, dans leurs formes clinique les plus légères, c’est-à-dire lorsqu'il n’existe que de rares foyers très localisés, laissant espérer une longue survie.

La paralysie des dilatateurs dûe, comme nous l’avons vu, à des lésions nucléobulbaires ou juxtanucléaires très localisées et qui menace toujours gravement la fonction respiratoire, constitue une des principales indications de la chirurgie plastique des paralysies laryngées.

Cependant, avant de prendre à leur égard une décision opératoire, il faut se souvenir que ces paralysies lorsqu’elles sont d’origine diphtérique ou typhique, rétrocèdent souvent assez vite, et lorsqu'elles sont dûes au tréponène, ou d’origine inconnue, elles doivent être soumises à un traitement syphilitique énergique et prolongé. Aussi, n’est-ce qu'après l’échec des moyens médicaux, lorsqu’à l'instar de P. CHATELLIER, à une récente réunion de la Société de

ACT ne

Laryngologie des Hôpitaux de Paris, on se demande « que peut-on faire à ce malade dont l’activité sociale se trouve complètement entravée ? » qu'il convient de songer et de recourir aux méthodes chirurgicales.

Les paralysies par lésion du pneumo-spinal, depuis sa sortie du crâne jusqu’au point d’émergence du nerf laryngé supérieur ne sont pour ainsi dire jamais justiciables de la chirurgie, parce qu’elles sont le pius souvent unilatérales (1), associées à l'atteinte des troncs nerveux de voisinage et provoquées par des lésions traumatiques (fracture de la base, plaies de guerre) ou tumorales (tumeur primitive adénopathie) qui comportent un pronostic fatal.

Les paralysies par lésion du nerf laryngé supérieur n’entraînent que des troubles légers de la fonction vocale, qui ne justifient pas une intervention chirurgicale.

Les paralysies par lésion du pneumogastrique entre les points d'émergence des nerfs: laryngé supérieur et récurrent peuvent se confondre avec les paralysies récurrentielles.

* #ok LES PARALYSIES RÉCURRENTIELLES

Les paralysies récurrentielles réalisent les plus fréquentes indications du traitement chirurgical.

Ces indications découlent pour chaque cas de paralysie du iarynx :

1° De son évolution ultérieure probable;

(1) Au sujet des paralysies unilatérales, voir plus bas : Hémiplégies récurrentielles.

À Ni CR re

2° De son étendue à une corde seulement. ou aux deux cordes.

[. — Il est classique de distinguer avec LERMOYEZ, au point de vue du pronostic, trois types principaux:

a) La paralysie récurrentielle incurable, grave, dont les lésions déterminantes mèneront à la mort. à échéance relativement brève;

b) La paralysie incurable bénigne;

c) La paralysie curable bénigne, dûe le plus souvent à des lésions inilammatoires et destinée à guérir sans laisser de trace.

De ce schéma, nous pouvons tirer les déductions suivantes:

1° Qu'il ne saurait être question d’opérer les malades de la première catégorie. Tout au plus peuvent-ils devenir justiciables d’une trachéotomie si la paralysie qu’ils présentent ferme le larynx au point de menacer immédiatement la vie;

2° Les paralysies curables, bénignes, sont et doivent demeurer du domaine purement médical;

3° Les paralysies incurables, bénignes, peuvent seules

bénéficier d’un acte chirurgical. Or, dans ce groupe entrent:

A) Les paralysies consécutives à un goître et que la strumectomie na pas guéries.

Ces diplégies récurrentielles sont certainement rares et n'ont à notre connaissance fait l’objet d'aucune statistique. Cependant, il nous paraît intéressant de noter ici :

Que des goîtres s’accompagnent de paralysie récurren-

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