IL.— Traitement local.— Le traitement local s’impose
Et d’abord les caustiques :
« Ce qui caractérise très nettement les tendances actuelles dans le traitement du lupus, disait il y a près de 20 ans, Aubert de Lyon, c’est l'abandon des anciennes méthodes et plus spécialement des cautérisations potentielles avec le chlorure d’or, le nitrate d'argent, la potasse, le chlorure de zine, ete. Ces méthodes ont sans doute à leur actif de bonnes et solides güérisons ; mais leur passif peut compter une forte part d’insuccès, une douleur notable, une lenteur désespérante et une proportion sensible de cicatrices violettes et de brides saillantes » (x).
Tout le procès de l’ancienne thérapeutique par les caustiques est fait là, en quelques mots. Ce genre de médication étant de nos jours peu employé, nous ne parlerons que pour mémoire des méthodes anciennes, et nous dirons quelques mots seulement sur les procédés analogues employés encore par quelques dermatologistes qui les ont perfectionnés.
1. Aubert, Traité du lupus à l'antiquaille, Annales dermatologiques, 1883.
De ce nombre est Unna.
Son traitement consiste à cautériser la surface
lupique pendant huit où quinze jours avec une pâte ainsi composée :
Acide salycilique.
Chlorure d’antimoine liquide. PR en EE Créosote. |
Extrait de chanvre indien. ( 7e 4 grammes.
ROMANE PP AR NN RP OR AR RS TS Ya nnes,
Puis pendant un mois on la traite par la potasse et l’on revient à la première pâte. Et ainsi de suite deux ou trois fois.
Le traitement par le permanganate en poudre à été préconisé par Kaczanowski, de Saint-Pétersbourg (1); mais il agit surtout en désinfectant le lupus, en le débarrassant des associations microbiennes qui pullulent dans les croûtes à la surface des lésions ulcérées.
Le monochlorophénol, essayé par M. Brousse, en 1895 et l’éthyldiamincrésol employé par M. Neisscer en bains prolongés avec des proportions variant de 1/3000 à 1/5000 ont donné quelques résultats.
Il en est de même du chlorure de zinc, du nitrate d'argent, de l’acide lactique.
En somme, ce mode de traitement est toujours très long et très douloureux ; il cause fréquemment des kéloïdes et des cicatrices vicieuses.