‹ Traitement Chirurgical Des Ulcérations Rebelles De La MainChapitre 27 sur 30 · Decloux, Thèse inaugurale · texte numérisé non relu

Decloux, Thèse inaugurale

dive est peut-être moins fréquente ; d’ailleurs quand elle a lieu, elle se reproduit, comme l’a fait observer M. Broca, sous la forme de très petits placards qu’il est facile de détruire par un moyen quelconque.

Nous ne citerons que pour mémoire les objections faites à propos des cicatrices qu'on a accusées d’être disgracieuses, inextensibles, génantes plutôt qu'utiles pour la fonction. Les observations que nous avons citées, les résultats donnés par la méthode italienne au dire de tous les chirurgiens qui l'ont pratiquée sont suffisants pour répondre à cette objection.

On a dit que certains malades reeulent devant une opération qui les effraient, car ils ont peur d’une immobilisation prolongée, et de la douleur résultant de cette immobilisation. II se peut que certaines personnes envisagent une opération avec un certain effroi, mais quand il faudra se soumettre aux nombreuses séances et à la longueur d’un traitement par des cautérisations ignées ou des projections de rayons lumineux, par application de caustiques chimiques ou de pâtes, plus ou moins, quelconques, alors elles se rendront compte peut-être qu'une immobilisation de quelques jours, plus gènante que douloureuse, sera peu de chose en comparaison de la persévérance nécessaire pour aboutir au résultat souvent incomplet des autres procédés.

D'ailleurs cette douleur n’est que passagère : il est de fait, comme nous l'avons vu à propos de la technique opératoire, que cette souffrance des pre-

miers jours diminue précisément grâce à l’immobilisation bien comprise et bien faite. On pourrait du reste la soulager; quelques injections de morphine, quelques calmants surtout chez certains nerveux, seront très suffisants pour faire patienter le malade. Enfin cette patience sera augmentée par l'espoir, la certitude même d'une guérison définitive.

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