CHAPITRE
Revue critique Des différents traitements employés contre les ulcérations de la main.
1° Traitement des épithéliomas.
De tous temps on a cherché à guérir le cancer par des moyens médicaux : le nombre et la variété des traitements indiquent suffisamment à eux seuls le peu de succès et par suite le peu de confiance qu'on doit avoir dans toutes ces préparations.
On peut donc dire que le traitement des épithéliomas reste exclusivement chirurgical. Bien souvent, lorsque la tumeur est prise au début, alors que les prolongements néoplasiques sont peu étendus, le manuel opératoire est simple: ablation large de la tumeur, extirpation des ganglions épitrochléens et axillaires s’ils sont envahis ou seulement s'ils paraissent suspects : il faut également enlever profondcé-
ment la tumeur, racler, curetter tous les tissus sous-
as AE à
jacents ; on aperçoit alors un tissu sain, rosé, de bonne nature ; quelques points de suture suflisent pour amener une guérison rapide et radicale.
Mais tous les cancers de la main ne sont pas justiciables d’une opération aussi simple ; il arrive fréquemment que la tumeur épithéliomateuse a déjà envahi une grande partie des tissus et l’on ne peut songer à l’ablation sans se trouver en présence d’une large perte de substance impossible à combler par le simple rapprochement des bords de la plaie.
C’est précisément de ces cas dont nous voulons parler ; c’est surtout dans ces conditions que l’on a préconisé les moyens médicaux dont nous voulons dire quelques mots pour juger un peu de leurs résultats et les comparer au traitement par l’ablation suivi d’autoplastie.
Decloux, dans sa thèse inaugurale (1), a bien exposé les différents traitements que l’on a tour à tour employés contre l’épithélioma cutané. Il les a divisés en :
a). Traitements internes.
b). Modificateurs externes et agents destructeurs.
Du traitement interne nous ne dirons que quelques mots, car si l’état général du malade peut parfois se bien trouver d’un régime fortifiant, son effet local sur le néoplasme paraît bien illusoire ;etl’iode, le mercure, l’iodure de potassium, la quinine, le chlorate de potasse, l'arsenic surtout, considérés à tour de