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B. — L’avancement isolé ou associé à l’avancement du muscle homonyme de l’autre œil
FrôaricH donne la préférence à l’avancement simple, sans résection, ou bilatéral, dans le cas où la première intervention se serait montrée insuffisante. Il se refuse à la résection tendineuse ou musculaire.
Onm publie 3 cas heureux d'avancement faits par Frôhlich.
SAUVINEAU eslime que la meilleure opération dans le strabisme paralytique serait l'avancement, et, si le résultat désiré n’était pas obtenu, il faudrait faire lavancement du muscle'homonyme du côté opposé.
Rocnon-DuviGNeAuD a présenté en 1912 à la société de neurologie un tabélique atteint de paralysie incomplète de ses deux droits externes, et chez lequel il avait fait un avancement double des droits externes, 4 ans auparavant. L’acuité des deux yeux était normale. La diplopie disparut immédiatement après l'intervention.
Dans les positions extrêmes du regard seulement, persistait la diplopie. L’œil gauche était légèrement déviéen haut et en dehors. Cette observation montre, at-il ajouté,que l'avancement musculaire peut remédier à l'insuffisance de l’innervation, car, actuellement, les muscles avancés ont une action plus étendue que les muscles normaux.
LAGRANGE, en cas de parésie musculaire, conseille de faire l'avancement du muscle paralysé seul ou associé |
‘au muscle homonyme de l’autre œil.
L’avancement seul ne peut suffire que si le muscle a
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conservé une partie de sa puissance pour lutter contre l’antagoniste.
Dans le double avancement, le jeu naturel des mouvements associés va se faire sentir davantage.
Supposons un double avancement fait pour une paralysie du droit interne de l’œil droit.
Pour regarder en face, le droit externe de l’œil gauche doit agir plus vigoureusement répondant à un influx nerveux plus fort également transmis au droit interne de l'œil gauche.
«Mais quels que soient les cas, que le muscle soit parésié ou complètement paralysé, il faut, de toute nécessité, immédiatement après l'intervention et les jours ‘suivants, que le sujet soiten hypercorrection légère,c’està-dire que sa diplopie homonyme soit changée en diplopie croisée, ou sa diplopie croisée en diplopie homonyme. Voici pourquoi : s ;
S'il s'agit par exemple d’une paralysie du droit interne s’accompagnant de diplopie croisée, il faut qu'après l’opération, l'œil soit en adduction comme si le droit externe était défaillant, L’adduction doit être légère de telle sorte que les images soient rapprochées et qu’il suffise d’un petit effort du droit externe vigoureux pour placer la macula de Pœil malade en face de l’ob- . jet visé. Il sera ainsi facile aux malades d'éviter la diplopie, puisque, pour cela, ils n'auront qu'à faire un effort modéré avec un muscle qui n’est pas malade ».
Luraer PETER, quand il ne fait pas le recul et l’avancement, préconise un avancement dont la technique un peu spéciale a été décrite par O’ Connor en 1912. Il