‹ Traitement Chirurgical du Strabisme ParalytiqueChapitre 18 sur 56 · VAGUES · texte numérisé non relu

VAGUES

TERRIEN reconnaît également l'utilité de la ténotomie de l’antagoniste jointe à l'avancement dans les paralysies anciennes.

Telle est l'opinion de la plupart des ophtalmologistes actuels et pourtant certains auteurs ont proposé dans les paralysies avec grande déviation :

B. — Les ténotomies multiples

. UrHorr en présence d’une paralysie des deux droits externes, avec déviation maxima des deux globes obtint un succès passager par deux ténotomies et deux avancements successifs des droits interne et externe

A la suite d’une 3° intervention, (ténotomie des deux droits supérieur et inférieur) le malade qui voyait à peine a pu reprendre son travail et la déviation a été corrigée en grande partie et d’une.façon durable.

Conclusions

Telles sont les diverses méthodes opératoires employées dans le traitement chirurgical du strabisme paralytique.

Nous n’avons pas l'intention de les critiquer (pas plusd’ailleurs que nous ne le ferons pour les techniques chirurgicales proprement dites) si elles arrivent toutes au même but : redresser l'œil strabique..

Nous insisterons seulement sur ce fait qu'ici plus encore que dans le strabisme concomitant, le redresse-

ment de l’œil doit être complet si l’on veut supprimer la -diplopie et rétablir la vision binoculaire.

Voici d’ailleurs la méthode que nous avons habituellement employée:

La méthode que nous employons dans les

diverses paralysies

Elle varie essentiellement suivant l’état de la contractilité musculaire et accessoirement suivant le degré de la déviation oculaire.

Il est très important en effet de savoir si la contractilité du muscle est partiellement conservée ou si elle est totalement abolie. La conduite à tenir variera dans les deux cas.

La contractilité du muscle existe-t elle encore en partie? il faudra obtenir un redressement exact de l'œil. Il n’est pas utile en effet d'obtenir de l’hypercorrection dans ce cas. Le muscle seulement parésié permettra à l’œil redressé de se maintenir dans la position qui lui aura été assignée même sans le secours de la vision binoculaire.

Le muscle est-il complètèment paralysé avec abolition totale de la contractilité, il faudra alors mettre l’œil en hypercorrection légère pour les raisons qu’a bien vues Lagrange et que nous avons déjà exposées.

LL AG Le

A. — Cas où la contractilité du muscle étant partielle-

ment conservée l’œil doit être remis en rectitude.

a) En présence d’une paralysie oculaire caractérisée cliniquement par une DIPLOPIE SANS DÉVIATION APPARENTE du globe oculaire :

Faire le recul musculaire de l’antagoniste, Il sera presque toujours suffisant.

Au cas où il ne nous aurait pas permis d'obtenir une correction complète, nous terminerions par l’avancement du muscle paralysé.

b)En présence d’une DÉVIATION APPARENTE du globe oculaire avec ou sans diplopie, le recul musculaire est presque loujours insuffisant. II faut lui associer l’avancement du muscle paralysé.

B. — Cas où la contractilité du muscle étant abolie

l’œil doit être mis en hypercorrection légère.

L’avancement du muscle paralysé doit toujours être associé au recul musculaire de l’antagoniste.

Ce sont là les règles générales que -dans l’ensemble nous avons suivies. Mais ce qu'il faut bien savoir c’est que dans le traitement chirurgical du strabisme paralytique il n’existe pas de méthode opératoire absolue;rigoureuse, unique permettant de redresser l’œil en quelque sorte automatiquement,

Là où l’on pensera qu’un recul sera suffisant, il faudra faire en plus un avancement. Là où l’on partira pour

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faire un recul et un avancement, on sera tout étonné de voir qu’un recul avec débridement large aura amené le résultat désiré.

Aussi ne faut il jamais s’obstiner au cours de Pintervention à vouloir suivre à la lettre des principes théo- “riques, si bons fussent-ils en eux-mêmes, mais il faut dans chaque cas particulier se laisser guider par l’expérience.Ce n’est pas du premier coup avec une précision toute mathématique que lon atteindra son but, mais c'est à la suite de tâtonnements réfléchis, et en surveillant constamment le résultat obtenu, que l’on remettra l’œil en rectitude.

Toutes ces considérations s’appliquent également à la technique opératoire que nous allons maintenant étudier.

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