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Les adhérences peuvent aboutir à une symphyse pleuro-pulmonaire.
6° PHÉNOMÈNES ACCIDENTELS ACCOMPAGNANT LES LÉSIONS : LE PNEUMOTHORAX. — C'est l’accident constant dans les plaies de poitrine, joint à l’hémothorax.
Il se produit soit par la plaie du poumon, soit le plus souvent par la plaie pariétale : si l’air a pénétré par un orifice plus ou moins large mais où la disposition des lèvres de la plaie permettait une rapide oblitération, la tension intra-pleurale est faible et il se constitue un pneumothorax fermé, cas bénin ; mais lorsque la plaie pariétale est assez large pour permettre l'allée et venue de l’air dans la cavité pleurale, ce pneumothorax est dit ouvert; le poumon saute littéralement dans la poitrine à chaque mouvement respiratoire et se livre à une «véritable danse. » : ch
Quand l’orifice d'entrée est disposé de façon telle que l'air peut entrer mais non ressortir, parce qu’à la sortie les lèvres de l’orifice font valve ou soupape, se constitue le pneumothorax su/ffocant, accident excessivement grave, amenant rapidement la mort par compression du médiastin, déviation du cœur et gêne de la circulation veineuse de retour. Ce pneumothorax peut être fofal si la cavité pleurale toute entière à été envahie par Pair, ou partiel si des adhérences préexistantes ont limité les dimensions de la plèvre.
L'HÉMOTHORAX. — C'est l'épanchement du sang dans la cavité pleurale par suite des plaies pleuro-pulmonaires : le sang peut provenir de la paroi ou des vaisseaux du parenchyme pulmonaire :
a) De la paroi par lésion de l’artère intercostale ou de la mammaire interne consécutivement à une fracture de
LL Vo côte, ou par plaies des vaisseaux du diaphragme (plus rare).
b) L'hémothorax d'origine pulmonaire est le plus fréquent, mais l'hémorragie n’est réellemment abondante que si les vaisseaux d'un calibre moyen sont intéressés ; ici l'agent vulnérant a une grosse importance : les éclats d’obus aux bords déchiquetés, entraînant souvent des fragments métalliques, peuvent donner lieu à des hémor-ragtes en nappe, tandis qu’une balle au contraire peut traverser un lobe pulmonaire sans produire la moindre hémorragie.
Les blessures de la base saignent moins que celles du sommet et surtout celles du hile.
L'hémorragie peut être d'emblée mortelle, mais souvent elle se fait lentement, progressivement, par suite d’un suintement sanguin continu : la quantité moyenne de sang épanché varie de 1200 à 1500 grammes. L'hémostase pulmonaire est assurée par la compression que le sang épanché fait subir au poumon et les adhérences pleurales si fréquentes peuvent y aider.
L'hémothorax tend normalement vers la résorpltion, mais la rapidité de cette résorption est très variable: il est des cas, 10 p. 100 environ, où le liquide se résorbe sans réaclion pleurale secondaire; mais, quand lhémothorax dure un certain temps, on voit le liquide se séparer en deux parties : un sédiment de globules rouges recouvert par la sérosité beaucoup plus claire et teintée d’un jaune verdâtre plus ou moins accusé; un reliculum fibrineux apparaît et s’accentue.
Dans quelques cas l’hémothorax est remplacé par une pleurésie séro-fibrineuse; enfin, dans d’autres cas, l’épanchement reste incoagulable malgré sa persistance très prolongée.