STADE
chisseurs, il est indispensable de remplacer la éenotomte par la ténectomie : après section on tire au dehors lé bout périphérique dù tendon et on en résèque un morceau; on ferme la plaie aseptiquement, on étend le genou le plus possible dans un appareil platré, l'opération est terminée. La ténectomie permet, et cela sans aucun inconvénient, d'avoir un tissu cicatriciel plus long ; jamais on n'a observé une non réunion des deux bouts. Cependant, il ne faut l'employer qu'exceptionnellement : en général la ténotomie accompagnée de l'extension complète du genou est suffisante.
Nous arrivons au traitement chirurgical de la contracture des adducteurs. Son succès consistera à mettre le malade en état de marcher, car l’entrecroisement spasmodique des jambes même à son degré infime, est incompatible avee la marche. Selon l'intensité des spasmes musculaires on usera de procédés doux ou radicaux : affaiblir l'action des abducteurs par la ténotomie ow la ténectomie dans le premier cas; la supprimer complètement par la reerectomie dans le second. Il est à remarquer qu'on peut obtenir un allongement durable des adueteurs sans employer des moyens sanglants, quand la centracture est peu considérable. Le sujet étant endormi on détermine par de vigoureuses tractions graduées une abduction maximum de la cuisse. Les abducteurs nous apparaissent comme des cordes fortement tendues ; cette abduetign accompagnée de massage et de pétrissage peut quelquefois atteindre 900, Toutes ces manipulations doivent être faites avec précaution et sans violence pour éviter la production de brêches dans le système
des adducteurs, et aussi pour éviter une fracture toujours pos-
sible du fêémur. Ce procédé, souvent employé par P. Redard et Bezançon, évite la plaie, la formation d'hematomes et simplifie le traitement consécutif; malgré ces avantages la tènotomie doit lui être préférée. Elle sera faite sous-cutanée à la partie supérieure de la cuisse, là où la saillie musculaire est très apparente.
Lorsque le spasme des adducteurs atteint un degré excessif Lorenz a essayé, non pas de les affaiblir, mais de les anéantir complètement par la résection du nerf obturateur ou névrectomie. Si le raccourcissement’esttrop considérable on continuera la myotomie à la névrectomie. L'anéantissement complet du groupe des adducteurs n’a aucune conséquence physiologique, car il reste encore quelques muscles (Couturier) qui agissent dans le sens de l’adduction. Voici comment, d’après Lorenz, Ve l'opération doit être pratiquée: une incision de 7 à 8 cent. 5 part de l’éminence pectinée et descend au bord interne de la
cuisse sur le grand adducteur, on reconnaît ce muscle et le
pectiné ; on pénétre avec la sonde cannelée dans leur interstice,
le petit adducteur apparaît au fond sur lequel on trouve la branche antérieure superficielle du nerf : on en résèque le plus possible, Pour avoir la branche profonde on reconnaît le bord supérieur du petit adducteur qu'on tire en bas : le nerf cherché apparaît collé sur la face profonde du muscle; il sera isolé des fibres qui l’accompagnent, tiré à soi et réséqué.
Le docteur Chipault a fait aussi la section des nerfs obturateurs chez une fille de 16 ans atteinte de maladie de Little : l’adduction forcée des cuisses diminua beaucoup et la marche en fut rendué plus facile.
Enfin si les adducteurs sont tellement contracturés que Ja ténotomie et la névrectomie sont impraticables, on pourra avoir recours à la myotomie de ces muscles, au moins du moyen adducteur et du pectiné ; on fermera Ja plais par des sutures.
La flexion spasmodique de la hanche peut amener des troubles de la locomotion, La contracture des fléchisseurs n’est pas si considérable pour indiquer l'intervention chirurgicéle. Le redressement forcé suffit. Redard corrige cette flexion en faisant coucher l'enfant à plat ventre sur une planche; il applique
une bande élastique passant au niveau des fesses et embrassant planche et sujet. Ce redressement méthodique et répété suffit généralement pour vaincre la contracture des muscles et cor-