TN ARS
sert d’un ressort longitudinal agissant par son élasticité ; on orrige l’adduction par écartement forcé.
L'appareil (fig. 3), est composé de deux montants tait brisés au niveau de toutes les articulations et resserrés par des embrasses maintenant le membre. C’est sur le montant externe que se place le ressort longitudinal. Pour augmenter sa puis-.
UM
K1G. 3, -- Appareil de Robin.
pranche 1. -- À, ressort longitudinal ; ipinoies ?. --E, tige recourhée ; F, Ga- B, Tenon ; . cc, ‘embhrasses ; lot ; G, tige horizontale ; H, mon- DD, montant interne. tant tone.
sance et son élasticité, il est contourné en $S à ses deux extrémités. À sa partie moyenne, il est archouté de manière à solliciter constamment l’extension de la jambe sur la cuisse. Comme les deux montants sont solidaires, ce ressort lutte efficacement contre la rétraction musculaire qui tend à fléchir la jambe.
Ad
Mais dans beaucoup de cas, la déformation est surtout constituée par le croisement des genoux. On arrive à corriger cette attitude au moyen d’un galet monté sur une tige recourbée qui
elle même se fixe par une articulation mobile sur l’un des mon-
‘tants internes. Cette disposition permet au galet de pouvoir se maintenir sur le même plan horizontal pendant toutes les os- ‘cillations de haut en bas que nécessite la marche. En effet, il est destiné à rouler sur une tige horizontale fixée à l’autre mon-
tant. Etant donné ce mécanisme, aucun des mouvements de la marche n’est gêné et on comprend que l’écartement forcé du
genou rend la marche possible ou infiniment plus facile.
Dans deux observations de maladie de Little, Robin a obtenu une amélioration considérable avec l'usage de son appareil, précédé de sections tendineuses. ‘ |
La suspension verticale, d’après le procédé employé dans l’ataxie locomotrice, a été préconisée par Redard qui lui a donné d'importantes améliorations. Comment agit, dans la maladie de Little, ia suspension verticale, due à un médecin d’Odessa, Moczukowsky (36) ? Tout d’abord et surtout en soutenant le corps du malade dont le poids supporté par les membres inférieurs les rendrait peu aptes aux mouvements ; et peut-être . aussi en pratiquant l’élongation des racines et de la moelle. Moczukowsky remarqua en effet que sur le cadavre la pratique de la suspension vertébrale allongeait la colonne vertébrale de o millimètres environ. N'oublions pas que la plupart des auteurs attribuent à l’arrèt de développement du cordon pyramidal la cause de la maladie de Little. Il y a peut-être là une raison pathogénique qui indique particulièrement dans cette affection la suspension verticale. Redard recommande des exercices de marche pendant que le sujet est suspendu. Une poulie est fixée à l’anneau de l’axe métallique du collier à suspension ordinaire (appareil de Sayre); elle glisse par un anneau sur une longue corde horizontale, bien tendue, ou toute autre traverse mise à une hauteur convenable. Aux extrémités du portant de fer sont fixées deux lanières de cuir dans lesquelles le malade
DA
engage ses bras jusqu’à l’aisselle et dont on règle la longueur -de telle sorte que la traction ne s’exerce pas uniquement sur ces brassières ou sur la tête du malade, mais bien également sur les deux (Gilles de la Tourrette (22). L'appareil étant mis en place, on enlève au moyen de la poulie le patient, mais juste assez pour que ses deux pieds reposent à plat sur le sol. Cette suspension permettra au malade, qui n'a plus le poids de son corps à porter, de se déplacer en appuyant les pieds sur le sol. On indique au sujet les mouvements rythmiques qu’il doitfaire avec les membres inférieurs. à Elle agit en outre sur la position de la tête des jeunes malades qui, pendant la marche, est projetée en avant par la contracture des muscles du cou, tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche. Nous avons insisté sur ces mouvements anormaux, quand nous avons passé en revue les attitudes vicieuses.
IG. 4. -- Chariot de Megs-Case, \
Le chariot de Megs-Case (fig. 4) est basé sur le même principe ; mais ici l'appareil suspenseur, aménagé sur le chariot, se déplace totalement avec lui, de sorte que l'enfant est libre de sa direction et de son chemin.
RSS