NP 4 0 TRS ET ENTER CR AD
pre
Jambes fléchies sur les cuisses, pieds varus-équins. US à ration des réflexes. Rien aux membres supérieurs. | L'enfant ne peut se tenir droit ; la marche est possible, mais difficile : en s’aidant d’un appui, il marche la pointe des pieds tournée en dedans et sur les orteils, le talon ne reposant pas sur le sol; il tombe assez souvent, embarrassé par l’entrecroisement
de ses pieds.
19 Juillet 1896. Double ténotomie des tendons d’Achille à l’anesthésielocele. Double botte plâtrée jusqu’à mi-cuisse maintenant ses jambes dans la rectitude et les pieds à angle droit. Trois semaines après le plâtre est enlevé ; on fait porter à l’enfant l'appareil de Redard avec lequel il marche assez bien. Il garde cet appareil deux ans. |
Juillet 1898. La mère qui est en province, écrit au Dr P. Bezançon: «mon fils marche bien, mais ses jambes fléchissent car il ne veut ni donner la main, ni prendre de canne ; cependant lorsqu'il a le moindre appui, il marche mieux ; ses jambes sont moins raides, ses talons portent très bien par terre, il ne louche plus et l’incontinence d’urine a disparu. Son intelligence se développe, il va à l’école et apprend très facilement. »
17 Septembre 1899. L'enfant est toujours en province. Sa mère nous donne ainsi des nouvelles de son fils : (Georges n’est pas complètement guéri, cependant il y a une grande amélioration dans son état; il va à l’école en s’aidant d’une béquille pour soutenir le côté droit plus faible et d’une canne pour le côté gauche. Ses jambes sont maigres ; il marche en posant les: talons sur le so], mais avec raideur et en fermant le pied droit en dedans. Il est à l’école avec ses contemporains. »
FRE, SUTRES
Oss. IV. — Frères jumeaux, 11 ans, M..., Marcel et René,
a) René. — Paraplégie spasmodique. — Contracture du bras gauche. — Convoulsions. — Strabisme. — Troubles de lintelligence. — Ténotomie et appareils plâtrés. — Résultats médiocres.
b) Marcel. — Paraplégie spasmodique. — Membres supérieurs intacts. — Convulsions. — Strabisme. — Intelligence normale. — Pas de ténotomie. — Massage. — Gymnastique. — Amélioration considérable.
Ces frères jumeaux, amenés au Dispensaire en mars 1898, ont une hérédité très chargée : pére éthylique, pas de syphilis ? Mère robuste, a eu des grossesses multiples et variées : 1° une fille et un garçon à terme bien portants ; 20 les frères jumeaux ; 90 deux fausses couches de trois mois chacune ; 4° deux petites filles à terme nées à un an de distance et mortes toutes deux à 14 mois de coqueluche ; 5°-une double fausse couche de 3 mois, : à 8 jours d'intervalle ; 6° une fille morte macérée ; 7° un garçon bien portant. Tous ces enfants ont été nourris au sein par la mère sauf les deux jumeaux.
René et Marcel sont nés à 7 mois le 31 décembre 1886. Version par manœuvres internes et accouchement par les pieds. Ils pesaient en tout six livres. Nourris tous deux au sein, pendant six mois. par une nourrice alcoolique. Puis allaitement au verre, À dix mois, diarrhée verte, convulsions pendant 15 jours. Jusqu’à deux ans les parents ne remarquaient rien d’anormal : les enfants avaient une santé excellente et marchaient à l’aide d’un chariot bébé ; en 1889, ils obtiennent même une médaille d’or au concours des Bébés.
René est plus atteint que l'autre ; à 3 Ans on s'aperçoit que l'enfant plie ses jambes quand on le met debout et qu’il ne peut marcher. D'aspect débile, il présente un strabisme interne très
prononcé. Les pieds sont en hyperextension sur les jambes, les
RPC UE
genoux sont fortement fléchis par la contracture ; adduction forcée des cuisses. Réflexes exagérés, plus marqués à gauche. Les membres inférieurs sont froids à partir du genou jusqu'aux extrémités. Le bras droit est indemne, ilest apte à tout mouvement. À gauche, la main est fléchie par la contracture sur le poignet et l’avant-bras sur le bras, le coude est rapproché du tronc. Cyphose très accentuée. La parole est lente et saccadée ; l'intelligence inférieure à la normale. MORE d'urine. Il est amené, dans cet état, au Dispensaire, à l’ Âge de 7 ans.
M. le docteur Redard lui fait, en novembre 1893, une double section des tendeurs d'Achille, puis met des bottes plätrées. En même temps, il rompt les adhérences du DIÉDAPES et le dilate: l'incontinence d’urine disparait.
Quand on enlève l'appareil, les pieds sont à angle droit sur les jambes et l’enfant debout appuie les talons sur le sol.
. On fait porter au jeune malade l’appareil spécial du Dr Re-
dard: la marche est alors possible, mais à condition que la vis d'extension des genoux soit relâchée et que les jambes soient dans une légère flexion. Depuis le port de l’appareil, le croisement des jambes a diminué et le malade tombe moins souvent en avant. On ne fait plus alors aucun traitement.
Le jeune René, est revu le 10 septembre 1899; il reste äccxoupi sur sa chaise, les pieds à angle droit, mais les genoux de nouveau fléchis et frottant l’un contre l’autre par suite de la contracture des adducteurs. Le strabisme est persistant. L'intelligence toujours arriérée. La marche, même avec des appuis, est impossible.
Son frère, Marcel, a un état général meilleur ; il a moins de raideur, marche seul, mais lentement, les genoux fléchis, et sur la pointe des pieds. Pas de contracture des adducteurs. Strabisme interne. Membres supérieurs intacts. Intelligence bien développée. On corrige son équinisme peu prononcé, par de simples redressements forcés, avec massage, mouvements actifs et passifs et sans ténotomie.
Le 9 septembre 1899, l’enfant est revu ; il se tient très bien debout; il marche en raidissant un peu la jambe droite et en tournant le pied droit en dedans. Les deux talons reposent sur le sol. Le strabisme a diminué. L'état général est excellent.
er
2° Maladies de Little : Formes spinales sans troubles cérébraux. Ténotomies et soins consécutifs. Guérison.
Os. V. — Paraplégie spasmodique. — Strabisme. — Pas de 4 u , , troubles cérébraux. — Ténonotomies, appareils, massage, gymnastique. — Guérison.
F... Berthe, 6 ans. Amenée au Dispensaire le 27 août 1894. Mère bacillaire. Née à 7 mois. Elevée au biberon par une nourrice. Retard très marqué dans la marche; les parents remarquent à un an de la raideur des jambes. Actuellement son attitude est caractéristique : les genoux sont en demi-flexion, les cuisses en adduction et en rotation interne très marquée ; les talons ne touchent pas à terre dans la station debout ; elle marche avec le secours des objets voisins où avec deux petites cannes, mais en croisant les jambes. Réflexes rotuliens exagérés. Incontinence d’urine. Strabisme externe de l'œil gauche. Pas de refroidissement des extrémités inférieures; pas de troubles cérébraux; l'intelligence est assez développée, la mémoire est bonne. Les membres supérieurs sont intacts. On prescrit du massage, des mouvements actifs et passifs.
26 septembre 1896. Chloroforme. Pendant l’anesthésie la contracture d’adduction diminue, mais la rotation interne persiste : ténotomies des tendons de la patte d’oie des deux côtés. Manœuwres d’abduction et rotation externe pendant un quart d'heure. Un appareil plâtré lui prenantles membres inférieurs, le bassin jusqu'aux aisselles, fixe l’enfant dans la rectitude ; les parents lui retirent le plâtre quatre semaines après. L'enfant n’est revue que plus tard.
10 septembre 1899. — Etat général des plus satisfaisants : appétit excellent, un peu de pâleur du visage. Son développe-
® mentest conforme à ses douze ans. Dans la station debout elle