‹ Traitement Chirurgical & Orthopédique de la Maladie de LittleChapitre 9 sur 35 · ET VAE · texte numérisé non relu

ET VAE

tuée. Dans les cas extrêmes, l’enfant git inerte dans son lit, incapable de tout mouvement. Il ressemble à une tige rigide qu’on déplace tout d’une pièce. Les coudes sont à angle droit et serrés contre le corps ; les avant-bras et les mains demi fléchis, les doigts repliés dans la paume de la main, le pouce parfois en abduction.

Les membres inférieurs, où la raideur existe toujours avec une prédominance marquée, ont une attitude typique. Les cuisses sont légèrement fléchies sur le bassin et fortementaccollées, avec de la rotation interne ; les genoux frottent l’un contre l’autre. Les jambes sont un peu fléchies et entrecroisées. Les pieds sout surtout atteints : l’'équinisme est la règle, plus souvent associé aux varus ; la rotation interne du pied est fréquente, ainsi que le pied creux. Les orteils sont fortement contracturés en flexion, surtout le premier. La contracture des muscles du tronc détermine, nous l’avons vu, presque toujours une cyphose très marquée. : | ;

Les mouvements passifs rencontrent une grande résistance, surtout dans les muscles adducteurs:on ne peut séparer les deux cuisses ou écarter les bras du thorax.

Les mouvements spontanés.sont maladroits, mal adaptés au but à atteindre, ataxiques ; on les a comparés très justement à ceux de l’enfant nouveau-né (P. Simon).

Si l’on fait asseoir le malade sur une chaise, il se tient la tête fléch'e sur la poitrine, rigide et enfoncée dans les épaules.

Quand on met l’enfant debout, la raideur des membres inférieurs augmente ; les jambes s’entrecroisent, les pieds sont en équinisme, il risque de tomber à la renverse.

Lorsque la maladie est atténuée, on peut faire marcher le petit malade en le soutenant sous les aisselles. 11 pose alors les pieds sur l'extrême pointe ; la raideur est surtout grande au début des mouvements ; puis dans la progression, il se produit un balancement alternatif, le malade appuyant tout le poids du corps sur le pied qui touche le sol.

RS Ce SR Souvent, à cause de l’accolement des genoux et du croisement des pieds, il trébuche et tombe, surtout s’il essaie de cou-

sc 3 . n . , 4 , rir. [ci, comme dans tous les états spasmodiques, la difficulté est grande pour faire volte-face. On constate, en outre de la

cyphose, une ensellure lombaire avec raideur des pelvi-tro-

chantériens et de la ceinture iliaque. Enfin, à mesure qu’il

avance, le malade est poussé en avant par suite d’un clonus du

pied (Lévi-Sirugue (28).

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