C. — MÉGADOLICHOCÔLON
Telles sont les formes-type de méga et de dolichocôlon. Mais il est tout un groupe de cas dans lequels s’associe, à l’allongement de l’anse pelvienne, une distension également segmentaire. Ils représentent les étapes anatomo-cliniques entre les deux formes extrêmes. Nous écarterons par principe les théories pathogéniques des deux lésions : rappelons seulement
En
que pour certains auteurs, un mégacôlon serait le résultat de la distension secondaire d’une dolichocôlie au-dessus de l'obstacle constitué par la coudure rectosigmoïdienne (Marfan, Bensaude, Seillié). Un fait est certain et intéressant au point de vue clinique, c’est qu’il existe des mégadolichocôlons constituant une véritable entité pathologique et présentant tous les degrés intermédiaires entre les formes typiques des deux anomalies intestinales (Obs. III). Ces lésions entraînent un syndrome de rétention côlique, d’autant plus important que la distension est plus considérable. Pour M. Chiray, la stase dans le mégadolichocôlon se produit comme dans les allongements simples, en amont de l’anse malformée, et non à son niveau.