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ble, en forme de ballon, de tonneau. On connaît les exemples classiques : « abdomen gros comme celui d’une femme enceinte ». Distension telle que « les parents avaient peur que le ventre crevât » ; la distension est persistante, mais varie avec les phases de rétention et d'évacuation du côlon.
Presque constamment, surtout aux périodes de grande constipation, on note, sous la paroi abdominale distendue, des mouvements péristaltiques.
Les signes généraux sont variables ; certains malades ne présentent aucune altération de la santé générale ; chez d’autres, au contraire, les signes intestinaux s’accompagnent d’une atteinte marquée de l’état général et de phénomènes d’intoxication stercorémique.
Les phénomènes de résorption toxique seraient plus marqués lorsque la stase est généralisée que lorsqu’elle est uniquement terminale (Bensaude et Sorrel).
L'examen radiologique précise le siège et le degré de l’ectasie côlique et confirme l’importance de Ia stase intestinale.
En dehors de cette forme typique, le mégacôlon peut se présenter sous différentes formes cliniques :
— les formes frustes ou latentes, découvertes de radioscopie ou surprise opératoire;
— la forme avec fécalome, la plus intéressante au point de vue chirurgical : la tumeur fécale peut créer des erreurs de diagnostic avec d’autres tumeurs abdominales (dans l’Observation VIII, la malade présentait un petit fécalome qui avait été diagnostiqué :
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kyste de l'ovaire). C’est l’histoire de la maladie, le toucher rectal combiné au palper abdominal et l’examen radioscopique, qui permettent de reconnaître l'origine de la tumeur;
-— la forme de l’enfant, caractérisée par les troubles du développement, la fréquence des signes d’intoxication et les compressions;
— Ja forme diarrhéique est exceptionnelle : la côlite diarrhéique est généralement une complication terminale.
Enfin, le syndrome peut se compliquer de compressions thoraciques ou abdominales exercées par la tumeur, de lésions rénales, de troubles psychiques.
DoLICHOCÔLON.
C’est une affection fréquente en pathologie digestive. Elle semble plus fréquente chez l’homme que chez la femme. Certaines races, en particulier la race slave, y sont particulièrement prédisposées. Le début clinique se fait, dans la majorité des cas, à l'âge adulte : il est donc plus tardif que celui du mégacôlon.
Le diagnostic de l’affection est basé sur une triade symptomatique : constipation, aérocôlie, crises douloureuses.
La constipation « est le maître-symptôme ». Elle peut dater de l’enfance, mais le plus souvent apparaît à l’âge adulte et s’accentue progressivement. Les périodes de constipation sont de longue durée, de 3 à 8 jours, mais, d’une manière générale, beaucoup
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moins prolongées que dans la maladie de Hirschsprung.
L’aérocôlie se traduit par des périodes de ballonnement avec météorisme correspondant aux périodes de constipation.
Les crises douloureuses enfin n’apparaissent le plus souvent qu’à une période tardive de l'affection. Nous verrons qu'elles constituent, quand elles prennent l’allure sub-occlusive, l'indication opératoire majeure du dolichocôlon.
Le diagnostic est facilement confirmé par le contrôle radiologique après lavement baryté. Le seul examen après repas opaque risque de ne pas révéler l’anomalie intestinale : son intérêt est l’étude du transit.
La côlite survient habituellement après de longues années de constipation simple. Les autres complications plus rares (en dehors du volvulus aigu) sont : la péricôlite plastique, les hémorragies intestinales. Les périsigmoïdites aiguës sont l’exception.
L’affection peut se présenter sous les formes les plus variées : forme latente, elle est très fréquente : bien des dolichocôlons radiologiques qui n’ont aucune histoire clinique — forme côlitique, — forme à grande constipation (véritable mégadolichocôlon, — ‘forme dyspeptique, — forme hémorragique. La forme de l’enfant est fréquemment douloureuse et fébrile.
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D’autres anomalies peuvent coexister avec un dolichosigmoïde : un dolichotransverse ou un dolichodescendant. L’examen radiologique les fera reconnaitre.