ENS A
due par une importante rétention stercorale. Remarquons encore que la méthode nécessite trois interventions consécutives, et qu’elle condamne le malade pendant plus d’un mois à l’infirmité de l’anus iliaque droit.
B) Procédé de Sénèque.
Dans une thèse récente (1934), notre collègue, Milhiet, a décrit à propos du traitement chirurgical du dolichocôlon, le procédé de Sénèque : résection en un temps avec suture termino-terminale extériorisée, et il en indique les deux avantages : sûreté opératoire et simplicité.
Certes, le procédé supprime, grâce à l’extériorisation de la suture, les risques de péritonite attachés au procédé de Reybard et, d'autre part, il offre l’avantage d’une courte durée de traitement (un mois en moyenne).
Mais ce procédé expose fatalement aux adhérences puisque le côlon reste, après l’opération, un côlon suspendu à la paroi. L’absence de dérivation expose les sutures aux fistules et aux désunions, et la méthode peut nécessiter, secondairement, la cure d’une éventration.
C’est pour ces raisons que le Docteur Bergeret préfère, parmi les dérivés de l'opération de Reybard, le Jaboultay-Cavaillon qui est en fait un Reybard de sécurité.
La durée du traitement, plus longue que dans l’opération de Sénèque, est en réalité d'importance secondaire: une colectomie segmentaire, pour mégacôlon
SPAS
ou dolichocôlon, est une opération importante qui s'adresse à une affection dont les malades connaissent la gravité, les complications ; ils en souffrent depuis de longues années ; et les deux semaines de durée supplémentaire du traitement n’ont vraiment pas en la circonstance un gros inconvénient. Quant au shock opératoire des deux temps supplémentaires (création de l’anus et fermeture), il est insignifiant.