V. — RÉSECTION INTESTINALE
C'est le temps septique qui commence ; avant la section, de nouveaux champs sont glissés sous l’anse,
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L’anse anormale est d’abord sectionnée à son extrémité supérieure, au niveau repéré par la pince de Chaput. Cette section se fait aux ciseaux droits, du bord libre au bord mésentérique, sous la protection d’un clamp posé à quelques centimètres en amont pour assurer la coprostase, et au contact d’une Kocher posée exactement à la limite du segment à sacrifier. La tranche de section supérieure est immédiatement repérée par quatre Chaput placés aux angles et maintenue soulevée. La lumière de l’intestin est largement exposée et nettoyée avec une compresse sèche ou imbibée d’éther. Il faut enlever les débris de matières cachés dans les plis de la muqueuse. On achève la section du méso dans le prolongement de la section intestinale, ou même un peu obliquement, au bénéfice du segment à conserver. Hémostase isolée et fine des vaisseaux qui donnent. L’extrémité de l’anse réséquée, fermée par la Kocher, est coiffée d’une compresse et confiée à l’aide.
Les mêmes manœuvres sont répétées pour la section de l'extrémité inférieure de l’anse sigmoïde. Il est inutile de mettre un clamp sur le segment recto-sigmoïdien qui est vide. On se débarrasse de l’anse réséquée.
Avant de passer au temps suivant, on s’assure de la bonne vascularisation des deux bouts intestinaux. La pression du clamp supérieur est modérément relàchée ; les deux tranches sont le siège d’un saignement abondant ; les artères de la sous-muqueuse donnent en jet au ras de la tranche; les artères de la sous-
séreuse, au voisinage de la tranche, battent normalement. On peut anastomoser sans crainte les deux segments. Il faut, avant, faire l’hémostase des artères de la sous-muqueuse. Pour éviter la formation d’hématomes sous-séreux, il faut pincer exactement avec de petites pinces de Terrier-Hartmann l’extrémité de l’artère qui donne. Et le vaisseau est lié délicatement en ayant soin de ne prendre dans la ligature ni la muqueuse ni la séreuse.
Les franges épiploïques qui risquent de s’interposer entre les tranches sont sectionnées après ligature.